King's Cross était la station qui nous mène au Poudlard Express : notre magnifique train, inconnu aux yeux des Moldus, qui nous menait à notre magnifique école de sorcellerie. Comme d'habitude, la station était remplie par plusieurs personnes, Moldus et sorciers confondus et une foule de sorciers, habillés en Moldus, se dirigeaient vers la barrière 9. Alors que des Moldus ne regardaient pas, des sorciers, accompagnés de chariot comportant leurs livres et leurs valises, chargèrent droit devant dans le mur entre la station #9 et #10 : les sorciers rentrèrent aussitôt à l'intérieur du mur. Je souris en voyant ça. C'est en passant par là qu'on se rendait à la station 9 3/4: une station ignorée de tous les Moldus. Avec des chariots qu'on a emprunté à l'entrée de King's Cross, Absolute, Luna, Roderick et moi s'avançons en face du mur. Mafia se trouvait dans sa cage et semblait dormir à moitié, sa tête penchant souvent par l'avant. Je regardai les trois autres et Luna s'avança légèrement, le regard toujours aussi absent que d'habitude.
- L'année dernière, j'ai foncé dans le mur, car je ne courrais pas assez vite. expliqua-t-elle de sa voix rêveuse naturelle. J'espère que je serai assez rapide, cette année.
- Vas-y, t'es capable. l'encouragea Roderick en hochant la tête d'un geste vif.
La jeune fille blonde hocha vaguement la tête et, avec son chariot, elle courut rapidement en direction du mur. Elle disparut aussitôt, tandis que les Moldus continuaient de marcher autour de nous, ne se rendant pas compte qu'on se réunissait devant un mur pour foncer dedans. Roderick laissa échapper un soupir et il rangea son lézard dans son vitrarium, qui se trouvait dans son chariot.
- Cette fille est bizarre. déclara-t-il en se redressant et il regarda le mur d'un oeil critique. Premièrement, elle parle de trucs bizarres et deuxièmement, on dirait qu'elle dort en parlant. Non, mais! Vous avez entendu sa voix? Dépourvue d'émotions. En plus, elle n'arrête pas de me fixer.
- Elle fixe toujours tout le monde, Luna! remarqua Absolute d'un ton joyeux. Aller, assez parler d'elle et allons voir notre beau grand Poudlard Express, hum?
J'aquiessai d'un signe de tête et Roderick en fit de même. L'un après l'autre, nous fonçons droit vers le mur, afin de se retrouver dans un espèce de tunnel noir et on ressortit dans une autre station : la 9 3/4. Plusieurs gens de notre âge, avec plusieurs plus jeunes, aussi, faisaient les adieux à leur famille, tandis que d'autres rentraient tout de suite dans le Poudlard Express : un magnifique long train rouge et noir avec le nom de Poudlard sur le devant. Je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine ; ce train m'avait tellement manqué. Ce transport magnifique allait me mener à ma deuxième maison, à Poudlard. Je souris tendrement au train, tandis qu'un sorcier s'empara de mes valises, afin de les ranger dans la salle exprès pour elles. Absolute et Roderick se firent retirer leurs valises à leur tour.
- Alors, on y va? proposa Absolute en sautillant sur place, excitée à l'idée de retourner à Poudlard, elle aussi.
- Oui. affirmai-je en souriant.
- Hé, si ce n'est pas Chase. Et ses deux amis. appela une voix plus loin.
Je fis aussitôt volte-face et j'eus la surprise de voir un jeune homme à la chevelure blonde, presque blanche, s'approcher de moi, seul. C'était Draco Malefoy, un Serpentard comme moi. En le voyant, Roderick se plaça sous ses gardes, tel un chat prêt à bondir sur sa proie, tandis que le sourire d'Absolute disparut et Malefoy leur fit un sourire narquois, alors que moi, je clignai stupidement des yeux.
- Depuis quand tu te promènes seul? balbutiai-je, étonnée.
- Ménage. répondit-il en haussant bêtement les épaules. Je suis tombé sur Crabbe et Goyle qui se disputaient. Goyle lui criait que Crabbe l'avait trompé, mais Crabbe--
Il s'arrêta aussitôt en voyant l'air attentif d'Absolute et de Roderick. D'un mouvement de main, Draco Malefoy fit comprendre aux deux autres qu'il ne les désirait pas dans son champ de vision et j'eus un sourire en coin, lui demandant la suite de son histoire. Roderick lança un regard noir à Malefoy, tandis qu'Absolute s'approcha de mon oreille.
- Bon, bien...On va t'attendre plus...commença-t-elle.
- Oh, ma chérie! Te voilà enfin!!! s'écria une voix trop familière plus loin.
Je sentis une grosse chaleur à mes joues quand je vis ma mère arriver en courant vers moi, Malefoy, Absolute et Roderick, mais je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine : dans les bras de ma mère se trouvait mon balais, Estorlia! Nom de Merlin. S'était-elle déplacée pour apporter mon balais? Oh, que je l'aime, ma maman! Malgré que ce n'était jamais cool qu'elle arrive pendant que je parle avec un élève qui avait une grande réputation.
Allison arriva près de moi et elle s'empressa de me serrer dans ses bras, en tenant toujours mon balais sur son épaule. Elle le fourra dans mes bras. Sa respiration était haletante : je présume qu'elle était arrivée ici en courant, ce qui me fit étouffer un faible rire. Ma mère aurait pus très bien transplaner. Encore une fois, je me dis qu'elle avait dû oublier qu'elle était une sorcière, encore.
- Je suis contente de voir que j'arrive pile à temps, ma cocotte! déclara-t-elle, joyeuse et elle se retourna vers Absolute, rayonnante. Oh, ma chère Absolute! Comment ça va?
- Je vais très bien, Mrs. Chase! répondit joyeusement cette dernière, en fermant ses yeux.
- Et toi, tu dois être Roderick, n'est-ce pas? questionna Allison en observant ce dernier. Aurore m'a parlé de toi! Tu es importé de l'institut de Durmstrang, n'est-ce pas?
- C'est ça. affirma-t-il en hochant la tête.
- Maman. appelai-je en lui souriant douceureusement. Nous sommes pressés, tu vois?
- Ah, oui, désolée. s'excusa-t-elle en nous souriant. Aah, le Poudlard Express. À chaque fois que je le vois, je me rappelle de ma toute première année à Poudlard. Enfin, passes une belle année, ma belle!
J'hochai mécaniquement la tête et j'aperçus Draco Malefoy s'éloigner, afin de monter dans le train. Super. Ma chance de devenir son amie était tombée à l'eau à cause de ma mère. En plus, je mourrais d'envie de connaître la suite de son récit bizarre à propos de Crabbe et Goyle!
Bientôt, on fut monté dans le Poudlard Express. Les décors dorés et rouges étaient toujours aussi agréables à voir, mais pas le petit couloir, par contre. Les élèves se bousculaient bien pour trouver un cabinet pour y passer le voyage. Heureusement pour nous, on réussit à s'en trouver un qui était libre et on s'assoit à l'intérieur : J'étais assise face à Absolute, tandis que Roderick s'assoit à ses côtés. Le Gryffondor ferma aussitôt la porte, tandis que je regardais la fenêtre d'un air impatient et excité. J'avais tellement hâte que le train démarre pour nous mener au nord du Royaume-Uni, vers notre école de sorcellerie qui me manquait tant.
- Euh...Est-ce que ça vous gênerait si je m'installerais ici? balbutia une voix masculine à l'entrée de notre cabaret.
Je me retournai vivement, sortant de mes pensées et je grimaçai aussitôt : Ronald Weasley se tenait dans le cadre de la porte, tandis que Roderick hocha vivement la tête, ravi de sa présence. Le rouquin vint s'asseoir aussitôt à mes côtés et je me tassai, jusqu'au temps où j'heurta le mur. Ronald, surnommé Ron par tout le monde, était un jeune homme très grand, tout comme Roderick. Ses cheveux roux étaient mi-longs, comme si ça ferait des mois qu'il ne se les aie pas couper -ce qui ne m'étonnerait pas, étant donné que sa famille n'étais pas très riche-, tandis que ses vêtements, qu'il a dû hérité de ses plus grands frères, étaient un peu trop grands pour lui. Il me jeta un coup d'oeil incertain, tandis que Roderick laissa échapper un bon rire en regardant le rouquin assis en face de lui.
- Qu'est-ce qui t'amène ici, Weasley? demanda-t-il d'un ton amical. Tu n'es pas avec Harry Potter?
- Non, justement. répondit Ron d'un air incertain et il se gratta la nuque. Il m'a dit qu'il souhaitait être un peu seul. Mais, il n'est pas seul, car j'ai vu Hermione le suivre...
- Peut-être ne veut-il pas simplement de ta compagnie? proposai-je d'un ton ironique, n'appréciant pas vraiment sa présence dans notre cabinet.
- Je ne verrais pas pourquoi. me répondit-il d'un ton froid, alors que Roderick partait pour répliquer à sa place. Si y'a quelqu'un sur qui Harry peut compter, c'est sur moi.
- Si je serais Potter, je ne placerai pas ma confiance en un maladroit comme toi. répliquai-je en haussant les épaules. Tu es tellement nul en classe, donc tu dois être un confident nul, aussi...
- Non, mais! Ça suffit! aboya Roderick en me jetant un regard noir. On le sait que tu n'aimes pas les Weasley, donc tais-toi!
J'avais l'impression d'entendre mon père au travers Roderick et cela me dérangeait énormément. Personne n'avait le droit de me dire quoi faire, encore moins cet importé! Je partais pour répliquer, mais un bruit provenant de la porte du cabaret m'interrompu. Un jeune homme à la chevelure noire assez longue et en bataille vint s'écraser entre moi et Ron, l'air totalement sérieux. J'haussai un sourcil, reconnaissant bien cette personne, qui n'était nulle autre que Raphaël Asuka, un Serpentard, lui aussi. En se sentant sûrement observé par quatre personnes, il se redressa lentement, nous dévisagea et il se leva subitement debout.
- Mince, trompé de cabinet. grommela-t-il.
Et il partit aussi rapidement comme il était apparu. Ma colère en moi s'était soudainement évaporé, tandis que Absolute, Roderick et Ron regardaient l'endroit où était assis Raphaël comme s'ils auraient vu un fantôme débarquer ici. Finalement, un soupir s'échappant de mes lèvres brisa le silence et tous les regards se tournèrent vers moi. J'haussai bêtement les sourcils, tout en me redressant.
- Quoi? Je n'ai plus le droit de soupirer? questionnai-je d'un ton narquois, en dévisageant les trois autres personnes présentes dans le cabinet.
- Oh, oui, bien sûr! s'empressa de répondre Absolute, alertée. Si tu ne soupires pas, ça veut dire que tu ne prendrais plus d'inspiration et sans d'inspirations et d'expirations, tu n'arriverais plus à respirer et ça serait bien dommage que tu meurs en manquant d'air, donc, tout le monde a le droit de soupirer s'il veut continuer de respirer!
- Wow. souffla Roderick, stupéfait. Tu as dit tout ça sans respirer et sans faire de fautes!
On se mit tous à rire. Finalement, je me levai debout et je me rendis au cadre de la porte, tout en souriant douceureusement à Absolute, Roderick et Ron. Absolute pencha sa tête sur le côté, tandis que Roderick passa ses bras derrière sa tête, un peu embêté.
- Tu es encore fâchée ou quoi? demanda-t-il d'un ton agacé.
- Non, pas du tout. répliquai-je d'une voix mi-amusée. Je vais juste aller voir notre perdu.
Suite à ça, je quittai le cabaret en fermant la porte, sous les regards intrigués d'Absolute, Roderick et Ron.
Par perdu, je voulais bien dire le cher Raphaël, qui avait débarqué, comme ça, dans notre cabaret. J'avais envi d'aller le voir, rien que pour discuter. Sa présence sera nettement mieux que celle de Weasley, qui me tapait sur les nerfs, même quand il faisait rien. Raphaël, en fait, était un ami d'enfance à moi, mais nous ne nous parlions pas très souvent à Poudlard, étant donné qu'il est très...silencieux. Enfant, il était plus joyeux. En fait, quand on était des gosses, on s'amusait ensemble dans le parc à côté de chez moi et, lorsqu'on avait trop de joie à l'intérieur de nous, des événements magiques se créaient autour de nous. Comme, une fois, un ver-de-terre s'amusait à chatouiller le pied de Raphaël dans le sable et il s'était mis à rire aux éclats -ce qu'il ne ferait plus aujourd'hui, croyez-moi-. Suite à ces grands rires excessifs, son mini château de sable était devenu un gros château de luxe de sable. Des petites choses comme ça, quoi.
Pendant ma recherche de Raphaël, je fonçai dans Draco Malefoy, qui, lui aussi, semblait chercher quelqu'un. Nos regards se croisèrent aussitôt et, soudainement, il eut un sourire, tandis qu'il s'empara de mon poignet droit.
- Ah, te voilà, Chase! s'exclama-t-il en regardant à gauche et à droite. Trouvons-nous un cabinet. Il faut que je te raconte cette histoire à propos de Crabbe et Goyle.
- Ça serait sympa, oui. affirmai-je en cherchant toujours Raphaël du regard. Tu étais parti avant même de m'avoir dit le punch de cette histoire!
Finalement, je réussis à apercevoir Raphaël plus loin, isolé dans une cabine et Draco le vit à son tour. Surprise, je le sentis m'entraîner avec lui en direction de la cabine de mon ami d'enfance et il se laissa tomber à côté du seul habitant du cabinet. Raphaël et moi s'échangons un regard intrigué, tandis que Malefoy s'empressa de fermer la port,e avant de se rasseoir de nouveau en face de nous deux, nous regardant chacun notre tour, l'air concentré.
- Et...J'en étais où, déjà? demanda-t-il en posant ses yeux gris sur moi.
- Euh...grommelai-je en repensant à son récit bizarre -du moins, jusqu'à présent-. Ah oui. Tu disais que Goyle disait à Crabbe l'avait trompé, mais que Crabbe...
- Hein? dit Raphaël en nous regardant chacun notre tour. C'est quoi ce truc...?
- Aah, oui! s'exclaama Draco en frappant la paume de sa main. Et Crabbe a ensuite--
Cette fois-ci, il fut interrompu par une secousse créée dans le train : maintenant, le Poudlard Express décolla en direction du nord du Royaume-Uni pour un voyage d'environ cinq heures et demie. Sous la secousse, je sentis mon coeur faire de nouveau un bond dans ma poitrine, en sentant l'excitation palpiter en moi, telle de l'eau dans une bouilloire. Draco regarda autour de lui et il nous regarda de nouveau ensuite, l'air tout à fait sérieux. Raph et moi lui rendions le regard de sérosité.
- ...et Crabbe lui avait répliqué que c'était Goyle qui l'avait trompé en premier. continua-t-il comme s'il raconterait une histoire d'horreur -et c'en était une, dans mon opinion-. J'étais sorti de chez moi et ils étaient dans ma cour, donc je restais caché et je les écoutais. Là, Goyle lui avait dit qu'il l'avait trompé dans leur promesse. Si j'ai bien compris, Crabbe avait promi à Goyle de lui laisser le gâteau de mariage de sa tante, mais, finalement, Crabbe l'avait mangé à lui seul. Goyle était fou furieux. Il a brandit sa baguette et il a jeté le sort d'Endoloris sur Crabbe. Je n'en croyais pas de mes yeux.
- Endoloris? répétai-je d'un air d'effroi dans un murmure. Un sortilège impardonnable?
- Il a osé, oui. répondit Draco en plissant ses yeux gris, tandis que Raphaël sursauta légèrement. Et pire encore. Crabbe s'est relevé et a utilisé le sort d'Imperium sur Goyle et il lui a ordonné de se jeter dans le lac. Il l'a fait. Et ensuite, un papillon est passé près de Crabbe. Il a sursauté et il a tombé dans l'eau. Il s'est noyé. Ils sont morts tous les deux.
On resta un long moment silencieux. Raphaël contemplait ses doigts, tandis que Draco nous fixait toujours. Moi, je me demandais bien qu'est-ce que je devrais ressentir maintenant. D'un sens, je trouvais ça drôle et idiot, car tout ça s'est produit à cause d'une histoire de gâteau. Mais, d'un autre côté, Crabbe et Goyle avaient utilisé deux sortilèges impardonnables et ils sont morts. En voyant l'expression neutre de Draco, cela ne m'aidait pas à déterminer ma réaction. Finalement, un soupir s'échappa de mes lèvres, tandis qu'une question taquina bien mon esprit. À la fenêtre, la station de King's Cross disparut difinitivement, afin de laisser place à une plaine.
- Mais...Quand tu m'as dit 'ménage', en dehors du train...commençai-je en observant Draco d'un oeil critique. Ça ne t'a pas affecté?
- À vrai dire, pas vraiment. répondit-il en se redressant dans son siège, l'air toujours aussi neutre et indifférent. En fait, ils m'énervaient, mais je n'avais pas de prétexte pour me débarasser d'eux. Maintenant, si : ils se sont entre-tués. Et mon père s'est plaint qu'ils créaient de la pollution dans le lac près de chez moi, donc il les a fait disparaître d'un coup de magie. Donc, maintenant, je n'ai plus de serviteurs, vous voyez? En plus, ils m'énervaient à toujours se goinfrer comme de vieux porcs. Et Crabbe avait encore de la difficulté à écrire. Et moi, je n'aime pas être seul, donc...c'est tout. C'est là que vous arrivez. Vous êtes deux Serpentards, donc vous devez être forcément bien. Toi, Chase, tu étais coincée avec cette bizarroïde de Serdaigle et cet importé d'Gryffondor. Toi, Asuka...Tu avais des biscuits, donc c'est cool.
- Des...biscuits? répétai-je en dévisageant les deux jeunes hommes du cabinet.
Franchement, je m'attendais à ce que Draco dise que Raphaël était cool, car il a une famille de Sang-Pur, mais...des biscuits? Il n'aimait pas Crabbe et Goyle, car ils ne faisaient que se goinfrer, alors pourquoi un type mangeur de biscuits lui semblait intéressant? La principale caractéristique de Raphaël, à part le fait d'être à la fois sérieux et empoté, est le fait qu'il a toujours des biscuits avec lui. Je vis Draco hocher la tête, tandis que Raphaël en fit de même, pas du tout surpris par ce que le blond venait de dire.
- Ouais, des biscuits. répondit-il en regardant le Serpentard aux cheveux noirs. Ils sont bons.
- Et qu'est-ce que le fait d'avoir une Serdaigle et un Gryffondor comme amis a à voir avec...ça? demandai-je, perdue.
- Je vous voudrais comme...amis, ou serviteurs, si vous préférez. déclara-t-il en nous observant toujours. Je suis nettement mieux que les Gryffondors et Serdaigles, n'est-ce pas, Chase?
Attendez là. Draco Malefoy demandait à Raphaël et moi d'être ses amis? Quoique, il aura toujours l'air plus fort s'il est accompagné et pas seul, maintenant que ses deux amis -ou serviteurs, comme il le dit- de toujours sont morts de façons ridicules. Ça ne me dérangeait pas, soit. Il est sympa, comme type. Mais bon, je me levai debout et je m'approchai du cadre de porte, en regardant les deux Serpentard avec un sourire.
- Bon, ok, je serai ton amie, Draco. répondis-je. Mais si seulement tu m'appelles par mon prénom.
Mon nom de famille me rappelait trop mon père qui, lors de son travail, se fait aussi appeler par son nom de famille. Draco Malefoy hocha la tête et je m'éloignai dans le couloir, en souriant à moi-même. C'était bien, ça. Je ne vais pas m'ennuyer dans la salle commune des Serpentard le soir, au moins. Puisque je suis de Serpentard, je n'ai pas le droit d'aller dans les salles communes d'Absolute ou de Roderick. J'arrivai aussitôt dans le cabinet, habité par mes deux amis et Ron et je retournai à ma place, près de la fenêtre. Roderick était toujours en train de discuter avec Ron, tandis qu'Absolute écoutait attentivement, et joyeusement, leur conversation. Moi, j'étais fatiguée, en fait, donc je n'écoutais pas ce qu'il disait et je regardais l'extérieur avec un sourire rêveur au visage. Bientôt, on sera de retour à Poudlard...
Contrairement à tout à l'heure dans la librairie, Harry Potter était, cette fois, isolé dans un cabinet plus loin dans le Poudlard Expression, son front collé contre la fenêtre. Contrairement à un peu près tout le monde, il ne semblait pas aussi comblé de retourner à l'école de sorcellerie, qu'il considérait comme sa vraie maison. En fait, depuis le retour de Lord Voldemort, Harry sentait souvent la peur l'habiter. Depuis seulement environ deux mois, il l'avait vu. Là, en chair et en os, avec ce visage applatit et horrible. Harry venait de perdre son parrain, Sirius Black, tué par une Mangemort obsédée de son Seigneur des Ténèbres et il avait cru voir sa fin arriver. Heureusement que Dumbledore était là. Là, désespérément durant tout l'été, Harry avait pratiqué l'occlumancie, sans aucun bon résultat satisfaisant, mais il devait absolument s'améliorer, puisqu'il est lié à Voldemort. Ce dernier pouvait lui faire voir de mauvaise choses, qu'elle soit réelles ou non. Il en avait marre. Aujourd'hui, à la librairie, tout le monde lui parlait, mais pas nécéssairement de bonnes choses. Voldemort était souvent le sujet principalement posé. ''Est-ce qu'il va venir nous tuer à Poudlard, tu crois?'' ou alors ''Harry, il faut que tu l'élimines! J'ai pas envi de mourir, moi!''. Tout ça se reposait sur ses épaules. Un poids lourd, voir trop lourd, lui pesait dessus et il grogna, en frappant son front contre la fenêtre, ses yeux clos. Ce poids sur les épaules, on l'avait généralement quand on est un très grand sorcier, mûr et avec assurance.
Harry eut soudainement une pensée pour son père, James Potter. Lui, à 15 et 16 ans, il s'amusait à humilier des sorciers de Serpentard ou alors, il s'amusait dans les couloirs interdit du château avec ses deux meilleurs amis, Remus Lupin et son parrain, Sirius Black. Lui, il avait le droit de vivre sa vie comme il le voulait. Harry aurait tellement voulu être comme tout le monde, de ne pas avoir cette fichue cicatrice sur son front. Rien de tout ça. Il laissa échapper un soupir, mélangé d'un grognement, dû à la douleur imposé à son front, à cause de la fenêtre et il passa sa main sur ce dernier.
- Harry? appela timidement une voix féminine.
Sans avoir sa permission d'entrer, Hermione se faufila dans le cabinet et elle s'assoit en face de lui, en joignant ses mains ensemble sur ses genoux, un air concerné luisait dans ses yeux marron. Harry ouvrit lentement ses yeux verts et observa Hermione, qui ne dit rien, mais ne faisait que l'observer. Il aurait envi de la chasser, de lui rappeler ce qu'il lui avait dit, à elle et à Ron : il voulait être seul, et par seul, il voulait dire sans eux. Mais, le regard piteux de sa meilleure amie l'obligea à se taire, donc il ne dit rien à son tour. Par contre, il se permit de la regarder d'une façon insistante. Si elle était venue, c'était pour quelque chose. Jamais Hermione va le rejoindre lors de ses moments de solitude pour ne rien dire.
- Écoutes...Si jamais tu as besoin de te confier à quelqu'un...Je suis là. déclara-t-elle d'une voix incertaine, en hésitant à chaque mot de sa phrase.
- Non, ça va, merci. répondit Harry à mi-voix. Je ne veux pas t'imposer de problèmes. Tu peux retourner rejoindre Ron...
- Ron est assis avec d'autres élèves. s'empressa de remarquer Hermione d'une voix basse.
- Alors, si tu ne veux pas être seule, va rejoindre Ginny et ses amis. ordonna-t-il en la fixant droit dans les yeux, l'air épuisé, lui demandant de partir. S'il te plait.
- Non, ce n'est pas ça...murmura-t-elle d'une voix grave d'inquiétude. Mais...je m'inquiète pour toi, Harry...Est-ce que je peux rester? Si tu ne veux pas que je parle, ça me va. Je vais rester tranquille.
Harry abandonna. Il savait que lorsque Hermione voulait quelque chose, elle y tenait vraiment. Même s'il lui demanderait une autre dizaine de fois de quitter le cabinet, elle ne partierait pas. Mais bon, il devait trouver le côté positif de cette compagnie non-voulue : Hermione restait avec lui, car elle s'inquiétait. Heureusement, elle était beaucoup plus calme quand Ron n'était pas là, puisqu'eux deux, ils ne faisaient que se disputer. En voyant qu'elle lui faisait toujours un regard qui demandait une réponse, Harry se força de lui faire un sourire, avant de reposer son regard sur la fenêtre. À présent, le ciel devenait sombre et de la fine pluie commença à couler du ciel...
La pluie me fit sursauter. J'étais tellement partie loin dans mes pensées que les simples bruits de pluie me réveillèrent soudainement. Oh, c'est ennuyant, ça, la pluie. Je n'ai rien contre ça, mais la journée était si ensoleillée ce matin!...Je vis aussitôt Absolute endormie, sa tête reposant sur l'épaule de Roderick, qui était en train de manger une Chocogrenouille et rergardait la carte de sorcier à l'intérieur, même chose pour Ron. Le rouquin, avec la tête de la Chocogrenouille dans sa bouche, observa sa carte et sourit à Roderick, qui semblait se battre contre une cuisse de grenouille dans sa bouche.
- Hé, j'ai Ovalessiria Royal. dit Ron en regardant Roderick, sa carte en main. Elle fait partie de ta famille, je crois?
- Oui, c'est exact. approuva ce dernier en jetant un coup d'oeil à la carte du rouquin, souriant. Ma famille est une famille de Sang-Pur et Ovalessiria, c'est mon arrière-arrière-arrière-arrière et, je ne sais plus combien d'arrière, grand-mère. Elle était amie avec Godric Gryffondor.
- Génial. souffla Ron d'un ton admirateur. Ça doit être drôle de voir une ancêtre dans une carte de Chocogrenouille, eh?
- Je pourrais te l'échanger? proposa Roderick en sortant d'autres cartes de Chocogrenouilles de sa poche de pantalon, comme s'il aurait toujours eu cette réserve de cartes avec lui. Tu ne voudrais pas...celle de Godric Gryffondor?
- Wow! s'exclama Ron d'un air surpris. Tu l'as vraiment??
- Ouais. répondit-il en secouant légèrement la carte concernée. Alors?
- Marché conclus!
Ils échangèrent leurs cartes et Roderick observa son ancêtre avec un sourire, tandis que j'observais la scène d'un air intrigué. Je me demandais comment les gars faisaient pour être aussi passionnés par des bouts de papiers qu'on trouve dans des paquets de grenouille vivante en chocolat. Enfin, c'est un sortilège qui donne au chocolat la forme vivante de la grenouille, mais bon, on s'en tape. C'est quand même manger quelque chose qui...bouge. Je n'ai jamais goûté aux Chocogrenouilles, mais je sais que Rodi et Absolute raffollent de ça!
Je portai mon attention aussitôt sur mon balais, Estorlia, qui était resté ici, dans le cabinet et je remarquai quelque chose qui mit mon coeur en ébulition mauvaise : la manche du balais était écorchée, et un papier y était attaché avec une ficelle. Je soupirai dangereusement et cela éveilla Absolute, tandis que Roderick et Ron étaient silencieux. Je leur fis un adorable et faux sourire et je dépliai le papier en grimaçant. Par le caleçon de Merlin...
S'lut p'tite soeur.
J'ai utilisé ton balais pour faire le ménage dans le maison, alors que tu étais partie faire un tour à ton gourvernement de sorciers avec papa. Par accident, j'ai échappé un couteau dessus et il s'est écorché. Mais bon, ça ne doit pas être trop grave un balais écorché, non?
Enfin. Passes une année ensorcellée, ma chère petite sorcière.
De toute mon affection, Jimmy.
Le papier fut immédiatement froissé, tandis que ma respiration était bruyante. Ce Jimmy était tellement immature! Par contre, il ne savait pas qu'une écorchure se réparait grâce à un sortilège. Je sortis aussitôt ma baguette magique, fait en bois de Sureau de 29, 3 centimètres, au coeur de crins de licorne et je murmurai aussitôt 'Reparo' et le balais retrouva son allure neuve. En voyant le regard intrigué des trois autres sorciers, j'eus un autre plus grand sourire.
- Oh, juste le frérot Cracmol qui voulait jouer un tout à sa petite soeur sorcière...grommelai-je d'une voix ironique.
- Tu as un frère Cracmol? demanda Ron, stupéfait.
Par contre, avant que j'aie eu le temps de répondre, la porte du cabinet s'ouvrit et Luna y apparut, vêtue d'une longue robe noire de sorcière, avec le symbole bleu de Serdaigle gravé dessus. Elle nous regarda chacun notre tour d'un air rêveur et son regard bleu s'arrêta sur Ron.
- Il faudra vous changer. Nous arrivons bientôt. déclara-t-elle d'une voix absente. Bonjour, Ronald.
Ce dernier lui fit un signe de la main incertain et je sursautai aussitôt. Nous arrivons bientôt à Poudlard? Est-ce que je m'étais endormie lorsque j'étais en train de penser? Par la Barbe de Merlin! Ce voyage s'est fait très rapidement! Je ressentis l'excitation remonter en moi : Poudlard, nous voilà!

