Sixième Année Époustoufflante - Chapitre 2

Sixième Année Époustoufflante - Chapitre 2
Chapitre 2 : Voyage dans le Poudlard Express

King's Cross était la station qui nous mène au Poudlard Express : notre magnifique train, inconnu aux yeux des Moldus, qui nous menait à notre magnifique école de sorcellerie. Comme d'habitude, la station était remplie par plusieurs personnes, Moldus et sorciers confondus et une foule de sorciers, habillés en Moldus, se dirigeaient vers la barrière 9. Alors que des Moldus ne regardaient pas, des sorciers, accompagnés de chariot comportant leurs livres et leurs valises, chargèrent droit devant dans le mur entre la station #9 et #10 : les sorciers rentrèrent aussitôt à l'intérieur du mur. Je souris en voyant ça. C'est en passant par là qu'on se rendait à la station 9 3/4: une station ignorée de tous les Moldus. Avec des chariots qu'on a emprunté à l'entrée de King's Cross, Absolute, Luna, Roderick et moi s'avançons en face du mur. Mafia se trouvait dans sa cage et semblait dormir à moitié, sa tête penchant souvent par l'avant. Je regardai les trois autres et Luna s'avança légèrement, le regard toujours aussi absent que d'habitude.

- L'année dernière, j'ai foncé dans le mur, car je ne courrais pas assez vite. expliqua-t-elle de sa voix rêveuse naturelle. J'espère que je serai assez rapide, cette année.
- Vas-y, t'es capable. l'encouragea Roderick en hochant la tête d'un geste vif.

La jeune fille blonde hocha vaguement la tête et, avec son chariot, elle courut rapidement en direction du mur. Elle disparut aussitôt, tandis que les Moldus continuaient de marcher autour de nous, ne se rendant pas compte qu'on se réunissait devant un mur pour foncer dedans. Roderick laissa échapper un soupir et il rangea son lézard dans son vitrarium, qui se trouvait dans son chariot.

- Cette fille est bizarre. déclara-t-il en se redressant et il regarda le mur d'un oeil critique. Premièrement, elle parle de trucs bizarres et deuxièmement, on dirait qu'elle dort en parlant. Non, mais! Vous avez entendu sa voix? Dépourvue d'émotions. En plus, elle n'arrête pas de me fixer.
- Elle fixe toujours tout le monde, Luna! remarqua Absolute d'un ton joyeux. Aller, assez parler d'elle et allons voir notre beau grand Poudlard Express, hum?

J'aquiessai d'un signe de tête et Roderick en fit de même. L'un après l'autre, nous fonçons droit vers le mur, afin de se retrouver dans un espèce de tunnel noir et on ressortit dans une autre station : la 9 3/4. Plusieurs gens de notre âge, avec plusieurs plus jeunes, aussi, faisaient les adieux à leur famille, tandis que d'autres rentraient tout de suite dans le Poudlard Express : un magnifique long train rouge et noir avec le nom de Poudlard sur le devant. Je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine ; ce train m'avait tellement manqué. Ce transport magnifique allait me mener à ma deuxième maison, à Poudlard. Je souris tendrement au train, tandis qu'un sorcier s'empara de mes valises, afin de les ranger dans la salle exprès pour elles. Absolute et Roderick se firent retirer leurs valises à leur tour.

- Alors, on y va? proposa Absolute en sautillant sur place, excitée à l'idée de retourner à Poudlard, elle aussi.
- Oui. affirmai-je en souriant.
- Hé, si ce n'est pas Chase. Et ses deux amis. appela une voix plus loin.

Je fis aussitôt volte-face et j'eus la surprise de voir un jeune homme à la chevelure blonde, presque blanche, s'approcher de moi, seul. C'était Draco Malefoy, un Serpentard comme moi. En le voyant, Roderick se plaça sous ses gardes, tel un chat prêt à bondir sur sa proie, tandis que le sourire d'Absolute disparut et Malefoy leur fit un sourire narquois, alors que moi, je clignai stupidement des yeux.

- Depuis quand tu te promènes seul? balbutiai-je, étonnée.
- Ménage. répondit-il en haussant bêtement les épaules. Je suis tombé sur Crabbe et Goyle qui se disputaient. Goyle lui criait que Crabbe l'avait trompé, mais Crabbe--

Il s'arrêta aussitôt en voyant l'air attentif d'Absolute et de Roderick. D'un mouvement de main, Draco Malefoy fit comprendre aux deux autres qu'il ne les désirait pas dans son champ de vision et j'eus un sourire en coin, lui demandant la suite de son histoire. Roderick lança un regard noir à Malefoy, tandis qu'Absolute s'approcha de mon oreille.

- Bon, bien...On va t'attendre plus...commença-t-elle.
- Oh, ma chérie! Te voilà enfin!!! s'écria une voix trop familière plus loin.

Je sentis une grosse chaleur à mes joues quand je vis ma mère arriver en courant vers moi, Malefoy, Absolute et Roderick, mais je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine : dans les bras de ma mère se trouvait mon balais, Estorlia! Nom de Merlin. S'était-elle déplacée pour apporter mon balais? Oh, que je l'aime, ma maman! Malgré que ce n'était jamais cool qu'elle arrive pendant que je parle avec un élève qui avait une grande réputation.

Allison arriva près de moi et elle s'empressa de me serrer dans ses bras, en tenant toujours mon balais sur son épaule. Elle le fourra dans mes bras. Sa respiration était haletante : je présume qu'elle était arrivée ici en courant, ce qui me fit étouffer un faible rire. Ma mère aurait pus très bien transplaner. Encore une fois, je me dis qu'elle avait dû oublier qu'elle était une sorcière, encore.

- Je suis contente de voir que j'arrive pile à temps, ma cocotte! déclara-t-elle, joyeuse et elle se retourna vers Absolute, rayonnante. Oh, ma chère Absolute! Comment ça va?
- Je vais très bien, Mrs. Chase! répondit joyeusement cette dernière, en fermant ses yeux.
- Et toi, tu dois être Roderick, n'est-ce pas? questionna Allison en observant ce dernier. Aurore m'a parlé de toi! Tu es importé de l'institut de Durmstrang, n'est-ce pas?
- C'est ça. affirma-t-il en hochant la tête.
- Maman. appelai-je en lui souriant douceureusement. Nous sommes pressés, tu vois?
- Ah, oui, désolée. s'excusa-t-elle en nous souriant. Aah, le Poudlard Express. À chaque fois que je le vois, je me rappelle de ma toute première année à Poudlard. Enfin, passes une belle année, ma belle!

J'hochai mécaniquement la tête et j'aperçus Draco Malefoy s'éloigner, afin de monter dans le train. Super. Ma chance de devenir son amie était tombée à l'eau à cause de ma mère. En plus, je mourrais d'envie de connaître la suite de son récit bizarre à propos de Crabbe et Goyle!

Bientôt, on fut monté dans le Poudlard Express. Les décors dorés et rouges étaient toujours aussi agréables à voir, mais pas le petit couloir, par contre. Les élèves se bousculaient bien pour trouver un cabinet pour y passer le voyage. Heureusement pour nous, on réussit à s'en trouver un qui était libre et on s'assoit à l'intérieur : J'étais assise face à Absolute, tandis que Roderick s'assoit à ses côtés. Le Gryffondor ferma aussitôt la porte, tandis que je regardais la fenêtre d'un air impatient et excité. J'avais tellement hâte que le train démarre pour nous mener au nord du Royaume-Uni, vers notre école de sorcellerie qui me manquait tant.

- Euh...Est-ce que ça vous gênerait si je m'installerais ici? balbutia une voix masculine à l'entrée de notre cabaret.

Je me retournai vivement, sortant de mes pensées et je grimaçai aussitôt : Ronald Weasley se tenait dans le cadre de la porte, tandis que Roderick hocha vivement la tête, ravi de sa présence. Le rouquin vint s'asseoir aussitôt à mes côtés et je me tassai, jusqu'au temps où j'heurta le mur. Ronald, surnommé Ron par tout le monde, était un jeune homme très grand, tout comme Roderick. Ses cheveux roux étaient mi-longs, comme si ça ferait des mois qu'il ne se les aie pas couper -ce qui ne m'étonnerait pas, étant donné que sa famille n'étais pas très riche-, tandis que ses vêtements, qu'il a dû hérité de ses plus grands frères, étaient un peu trop grands pour lui. Il me jeta un coup d'oeil incertain, tandis que Roderick laissa échapper un bon rire en regardant le rouquin assis en face de lui.

- Qu'est-ce qui t'amène ici, Weasley? demanda-t-il d'un ton amical. Tu n'es pas avec Harry Potter?
- Non, justement. répondit Ron d'un air incertain et il se gratta la nuque. Il m'a dit qu'il souhaitait être un peu seul. Mais, il n'est pas seul, car j'ai vu Hermione le suivre...
- Peut-être ne veut-il pas simplement de ta compagnie? proposai-je d'un ton ironique, n'appréciant pas vraiment sa présence dans notre cabinet.
- Je ne verrais pas pourquoi. me répondit-il d'un ton froid, alors que Roderick partait pour répliquer à sa place. Si y'a quelqu'un sur qui Harry peut compter, c'est sur moi.
- Si je serais Potter, je ne placerai pas ma confiance en un maladroit comme toi. répliquai-je en haussant les épaules. Tu es tellement nul en classe, donc tu dois être un confident nul, aussi...
- Non, mais! Ça suffit! aboya Roderick en me jetant un regard noir. On le sait que tu n'aimes pas les Weasley, donc tais-toi!

J'avais l'impression d'entendre mon père au travers Roderick et cela me dérangeait énormément. Personne n'avait le droit de me dire quoi faire, encore moins cet importé! Je partais pour répliquer, mais un bruit provenant de la porte du cabaret m'interrompu. Un jeune homme à la chevelure noire assez longue et en bataille vint s'écraser entre moi et Ron, l'air totalement sérieux. J'haussai un sourcil, reconnaissant bien cette personne, qui n'était nulle autre que Raphaël Asuka, un Serpentard, lui aussi. En se sentant sûrement observé par quatre personnes, il se redressa lentement, nous dévisagea et il se leva subitement debout.

- Mince, trompé de cabinet. grommela-t-il.

Et il partit aussi rapidement comme il était apparu. Ma colère en moi s'était soudainement évaporé, tandis que Absolute, Roderick et Ron regardaient l'endroit où était assis Raphaël comme s'ils auraient vu un fantôme débarquer ici. Finalement, un soupir s'échappant de mes lèvres brisa le silence et tous les regards se tournèrent vers moi. J'haussai bêtement les sourcils, tout en me redressant.

- Quoi? Je n'ai plus le droit de soupirer? questionnai-je d'un ton narquois, en dévisageant les trois autres personnes présentes dans le cabinet.
- Oh, oui, bien sûr! s'empressa de répondre Absolute, alertée. Si tu ne soupires pas, ça veut dire que tu ne prendrais plus d'inspiration et sans d'inspirations et d'expirations, tu n'arriverais plus à respirer et ça serait bien dommage que tu meurs en manquant d'air, donc, tout le monde a le droit de soupirer s'il veut continuer de respirer!
- Wow. souffla Roderick, stupéfait. Tu as dit tout ça sans respirer et sans faire de fautes!

On se mit tous à rire. Finalement, je me levai debout et je me rendis au cadre de la porte, tout en souriant douceureusement à Absolute, Roderick et Ron. Absolute pencha sa tête sur le côté, tandis que Roderick passa ses bras derrière sa tête, un peu embêté.

- Tu es encore fâchée ou quoi? demanda-t-il d'un ton agacé.
- Non, pas du tout. répliquai-je d'une voix mi-amusée. Je vais juste aller voir notre perdu.

Suite à ça, je quittai le cabaret en fermant la porte, sous les regards intrigués d'Absolute, Roderick et Ron.

Par perdu, je voulais bien dire le cher Raphaël, qui avait débarqué, comme ça, dans notre cabaret. J'avais envi d'aller le voir, rien que pour discuter. Sa présence sera nettement mieux que celle de Weasley, qui me tapait sur les nerfs, même quand il faisait rien. Raphaël, en fait, était un ami d'enfance à moi, mais nous ne nous parlions pas très souvent à Poudlard, étant donné qu'il est très...silencieux. Enfant, il était plus joyeux. En fait, quand on était des gosses, on s'amusait ensemble dans le parc à côté de chez moi et, lorsqu'on avait trop de joie à l'intérieur de nous, des événements magiques se créaient autour de nous. Comme, une fois, un ver-de-terre s'amusait à chatouiller le pied de Raphaël dans le sable et il s'était mis à rire aux éclats -ce qu'il ne ferait plus aujourd'hui, croyez-moi-. Suite à ces grands rires excessifs, son mini château de sable était devenu un gros château de luxe de sable. Des petites choses comme ça, quoi.

Pendant ma recherche de Raphaël, je fonçai dans Draco Malefoy, qui, lui aussi, semblait chercher quelqu'un. Nos regards se croisèrent aussitôt et, soudainement, il eut un sourire, tandis qu'il s'empara de mon poignet droit.

- Ah, te voilà, Chase! s'exclama-t-il en regardant à gauche et à droite. Trouvons-nous un cabinet. Il faut que je te raconte cette histoire à propos de Crabbe et Goyle.
- Ça serait sympa, oui. affirmai-je en cherchant toujours Raphaël du regard. Tu étais parti avant même de m'avoir dit le punch de cette histoire!

Finalement, je réussis à apercevoir Raphaël plus loin, isolé dans une cabine et Draco le vit à son tour. Surprise, je le sentis m'entraîner avec lui en direction de la cabine de mon ami d'enfance et il se laissa tomber à côté du seul habitant du cabinet. Raphaël et moi s'échangons un regard intrigué, tandis que Malefoy s'empressa de fermer la port,e avant de se rasseoir de nouveau en face de nous deux, nous regardant chacun notre tour, l'air concentré.

- Et...J'en étais où, déjà? demanda-t-il en posant ses yeux gris sur moi.
- Euh...grommelai-je en repensant à son récit bizarre -du moins, jusqu'à présent-. Ah oui. Tu disais que Goyle disait à Crabbe l'avait trompé, mais que Crabbe...
- Hein? dit Raphaël en nous regardant chacun notre tour. C'est quoi ce truc...?
- Aah, oui! s'exclaama Draco en frappant la paume de sa main. Et Crabbe a ensuite--

Cette fois-ci, il fut interrompu par une secousse créée dans le train : maintenant, le Poudlard Express décolla en direction du nord du Royaume-Uni pour un voyage d'environ cinq heures et demie. Sous la secousse, je sentis mon coeur faire de nouveau un bond dans ma poitrine, en sentant l'excitation palpiter en moi, telle de l'eau dans une bouilloire. Draco regarda autour de lui et il nous regarda de nouveau ensuite, l'air tout à fait sérieux. Raph et moi lui rendions le regard de sérosité.

- ...et Crabbe lui avait répliqué que c'était Goyle qui l'avait trompé en premier. continua-t-il comme s'il raconterait une histoire d'horreur -et c'en était une, dans mon opinion-. J'étais sorti de chez moi et ils étaient dans ma cour, donc je restais caché et je les écoutais. Là, Goyle lui avait dit qu'il l'avait trompé dans leur promesse. Si j'ai bien compris, Crabbe avait promi à Goyle de lui laisser le gâteau de mariage de sa tante, mais, finalement, Crabbe l'avait mangé à lui seul. Goyle était fou furieux. Il a brandit sa baguette et il a jeté le sort d'Endoloris sur Crabbe. Je n'en croyais pas de mes yeux.
- Endoloris? répétai-je d'un air d'effroi dans un murmure. Un sortilège impardonnable?
- Il a osé, oui. répondit Draco en plissant ses yeux gris, tandis que Raphaël sursauta légèrement. Et pire encore. Crabbe s'est relevé et a utilisé le sort d'Imperium sur Goyle et il lui a ordonné de se jeter dans le lac. Il l'a fait. Et ensuite, un papillon est passé près de Crabbe. Il a sursauté et il a tombé dans l'eau. Il s'est noyé. Ils sont morts tous les deux.

On resta un long moment silencieux. Raphaël contemplait ses doigts, tandis que Draco nous fixait toujours. Moi, je me demandais bien qu'est-ce que je devrais ressentir maintenant. D'un sens, je trouvais ça drôle et idiot, car tout ça s'est produit à cause d'une histoire de gâteau. Mais, d'un autre côté, Crabbe et Goyle avaient utilisé deux sortilèges impardonnables et ils sont morts. En voyant l'expression neutre de Draco, cela ne m'aidait pas à déterminer ma réaction. Finalement, un soupir s'échappa de mes lèvres, tandis qu'une question taquina bien mon esprit. À la fenêtre, la station de King's Cross disparut difinitivement, afin de laisser place à une plaine.

- Mais...Quand tu m'as dit 'ménage', en dehors du train...commençai-je en observant Draco d'un oeil critique. Ça ne t'a pas affecté?
- À vrai dire, pas vraiment. répondit-il en se redressant dans son siège, l'air toujours aussi neutre et indifférent. En fait, ils m'énervaient, mais je n'avais pas de prétexte pour me débarasser d'eux. Maintenant, si : ils se sont entre-tués. Et mon père s'est plaint qu'ils créaient de la pollution dans le lac près de chez moi, donc il les a fait disparaître d'un coup de magie. Donc, maintenant, je n'ai plus de serviteurs, vous voyez? En plus, ils m'énervaient à toujours se goinfrer comme de vieux porcs. Et Crabbe avait encore de la difficulté à écrire. Et moi, je n'aime pas être seul, donc...c'est tout. C'est là que vous arrivez. Vous êtes deux Serpentards, donc vous devez être forcément bien. Toi, Chase, tu étais coincée avec cette bizarroïde de Serdaigle et cet importé d'Gryffondor. Toi, Asuka...Tu avais des biscuits, donc c'est cool.
- Des...biscuits? répétai-je en dévisageant les deux jeunes hommes du cabinet.

Franchement, je m'attendais à ce que Draco dise que Raphaël était cool, car il a une famille de Sang-Pur, mais...des biscuits? Il n'aimait pas Crabbe et Goyle, car ils ne faisaient que se goinfrer, alors pourquoi un type mangeur de biscuits lui semblait intéressant? La principale caractéristique de Raphaël, à part le fait d'être à la fois sérieux et empoté, est le fait qu'il a toujours des biscuits avec lui. Je vis Draco hocher la tête, tandis que Raphaël en fit de même, pas du tout surpris par ce que le blond venait de dire.

- Ouais, des biscuits. répondit-il en regardant le Serpentard aux cheveux noirs. Ils sont bons.
- Et qu'est-ce que le fait d'avoir une Serdaigle et un Gryffondor comme amis a à voir avec...ça? demandai-je, perdue.
- Je vous voudrais comme...amis, ou serviteurs, si vous préférez. déclara-t-il en nous observant toujours. Je suis nettement mieux que les Gryffondors et Serdaigles, n'est-ce pas, Chase?

Attendez là. Draco Malefoy demandait à Raphaël et moi d'être ses amis? Quoique, il aura toujours l'air plus fort s'il est accompagné et pas seul, maintenant que ses deux amis -ou serviteurs, comme il le dit- de toujours sont morts de façons ridicules. Ça ne me dérangeait pas, soit. Il est sympa, comme type. Mais bon, je me levai debout et je m'approchai du cadre de porte, en regardant les deux Serpentard avec un sourire.

- Bon, ok, je serai ton amie, Draco. répondis-je. Mais si seulement tu m'appelles par mon prénom.

Mon nom de famille me rappelait trop mon père qui, lors de son travail, se fait aussi appeler par son nom de famille. Draco Malefoy hocha la tête et je m'éloignai dans le couloir, en souriant à moi-même. C'était bien, ça. Je ne vais pas m'ennuyer dans la salle commune des Serpentard le soir, au moins. Puisque je suis de Serpentard, je n'ai pas le droit d'aller dans les salles communes d'Absolute ou de Roderick. J'arrivai aussitôt dans le cabinet, habité par mes deux amis et Ron et je retournai à ma place, près de la fenêtre. Roderick était toujours en train de discuter avec Ron, tandis qu'Absolute écoutait attentivement, et joyeusement, leur conversation. Moi, j'étais fatiguée, en fait, donc je n'écoutais pas ce qu'il disait et je regardais l'extérieur avec un sourire rêveur au visage. Bientôt, on sera de retour à Poudlard...

Contrairement à tout à l'heure dans la librairie, Harry Potter était, cette fois, isolé dans un cabinet plus loin dans le Poudlard Expression, son front collé contre la fenêtre. Contrairement à un peu près tout le monde, il ne semblait pas aussi comblé de retourner à l'école de sorcellerie, qu'il considérait comme sa vraie maison. En fait, depuis le retour de Lord Voldemort, Harry sentait souvent la peur l'habiter. Depuis seulement environ deux mois, il l'avait vu. Là, en chair et en os, avec ce visage applatit et horrible. Harry venait de perdre son parrain, Sirius Black, tué par une Mangemort obsédée de son Seigneur des Ténèbres et il avait cru voir sa fin arriver. Heureusement que Dumbledore était là. Là, désespérément durant tout l'été, Harry avait pratiqué l'occlumancie, sans aucun bon résultat satisfaisant, mais il devait absolument s'améliorer, puisqu'il est lié à Voldemort. Ce dernier pouvait lui faire voir de mauvaise choses, qu'elle soit réelles ou non. Il en avait marre. Aujourd'hui, à la librairie, tout le monde lui parlait, mais pas nécéssairement de bonnes choses. Voldemort était souvent le sujet principalement posé. ''Est-ce qu'il va venir nous tuer à Poudlard, tu crois?'' ou alors ''Harry, il faut que tu l'élimines! J'ai pas envi de mourir, moi!''. Tout ça se reposait sur ses épaules. Un poids lourd, voir trop lourd, lui pesait dessus et il grogna, en frappant son front contre la fenêtre, ses yeux clos. Ce poids sur les épaules, on l'avait généralement quand on est un très grand sorcier, mûr et avec assurance.

Harry eut soudainement une pensée pour son père, James Potter. Lui, à 15 et 16 ans, il s'amusait à humilier des sorciers de Serpentard ou alors, il s'amusait dans les couloirs interdit du château avec ses deux meilleurs amis, Remus Lupin et son parrain, Sirius Black. Lui, il avait le droit de vivre sa vie comme il le voulait. Harry aurait tellement voulu être comme tout le monde, de ne pas avoir cette fichue cicatrice sur son front. Rien de tout ça. Il laissa échapper un soupir, mélangé d'un grognement, dû à la douleur imposé à son front, à cause de la fenêtre et il passa sa main sur ce dernier.

- Harry? appela timidement une voix féminine.

Sans avoir sa permission d'entrer, Hermione se faufila dans le cabinet et elle s'assoit en face de lui, en joignant ses mains ensemble sur ses genoux, un air concerné luisait dans ses yeux marron. Harry ouvrit lentement ses yeux verts et observa Hermione, qui ne dit rien, mais ne faisait que l'observer. Il aurait envi de la chasser, de lui rappeler ce qu'il lui avait dit, à elle et à Ron : il voulait être seul, et par seul, il voulait dire sans eux. Mais, le regard piteux de sa meilleure amie l'obligea à se taire, donc il ne dit rien à son tour. Par contre, il se permit de la regarder d'une façon insistante. Si elle était venue, c'était pour quelque chose. Jamais Hermione va le rejoindre lors de ses moments de solitude pour ne rien dire.

- Écoutes...Si jamais tu as besoin de te confier à quelqu'un...Je suis là. déclara-t-elle d'une voix incertaine, en hésitant à chaque mot de sa phrase.
- Non, ça va, merci. répondit Harry à mi-voix. Je ne veux pas t'imposer de problèmes. Tu peux retourner rejoindre Ron...
- Ron est assis avec d'autres élèves. s'empressa de remarquer Hermione d'une voix basse.
- Alors, si tu ne veux pas être seule, va rejoindre Ginny et ses amis. ordonna-t-il en la fixant droit dans les yeux, l'air épuisé, lui demandant de partir. S'il te plait.
- Non, ce n'est pas ça...murmura-t-elle d'une voix grave d'inquiétude. Mais...je m'inquiète pour toi, Harry...Est-ce que je peux rester? Si tu ne veux pas que je parle, ça me va. Je vais rester tranquille.

Harry abandonna. Il savait que lorsque Hermione voulait quelque chose, elle y tenait vraiment. Même s'il lui demanderait une autre dizaine de fois de quitter le cabinet, elle ne partierait pas. Mais bon, il devait trouver le côté positif de cette compagnie non-voulue : Hermione restait avec lui, car elle s'inquiétait. Heureusement, elle était beaucoup plus calme quand Ron n'était pas là, puisqu'eux deux, ils ne faisaient que se disputer. En voyant qu'elle lui faisait toujours un regard qui demandait une réponse, Harry se força de lui faire un sourire, avant de reposer son regard sur la fenêtre. À présent, le ciel devenait sombre et de la fine pluie commença à couler du ciel...

La pluie me fit sursauter. J'étais tellement partie loin dans mes pensées que les simples bruits de pluie me réveillèrent soudainement. Oh, c'est ennuyant, ça, la pluie. Je n'ai rien contre ça, mais la journée était si ensoleillée ce matin!...Je vis aussitôt Absolute endormie, sa tête reposant sur l'épaule de Roderick, qui était en train de manger une Chocogrenouille et rergardait la carte de sorcier à l'intérieur, même chose pour Ron. Le rouquin, avec la tête de la Chocogrenouille dans sa bouche, observa sa carte et sourit à Roderick, qui semblait se battre contre une cuisse de grenouille dans sa bouche.

- Hé, j'ai Ovalessiria Royal. dit Ron en regardant Roderick, sa carte en main. Elle fait partie de ta famille, je crois?
- Oui, c'est exact. approuva ce dernier en jetant un coup d'oeil à la carte du rouquin, souriant. Ma famille est une famille de Sang-Pur et Ovalessiria, c'est mon arrière-arrière-arrière-arrière et, je ne sais plus combien d'arrière, grand-mère. Elle était amie avec Godric Gryffondor.
- Génial. souffla Ron d'un ton admirateur. Ça doit être drôle de voir une ancêtre dans une carte de Chocogrenouille, eh?
- Je pourrais te l'échanger? proposa Roderick en sortant d'autres cartes de Chocogrenouilles de sa poche de pantalon, comme s'il aurait toujours eu cette réserve de cartes avec lui. Tu ne voudrais pas...celle de Godric Gryffondor?
- Wow! s'exclama Ron d'un air surpris. Tu l'as vraiment??
- Ouais. répondit-il en secouant légèrement la carte concernée. Alors?
- Marché conclus!

Ils échangèrent leurs cartes et Roderick observa son ancêtre avec un sourire, tandis que j'observais la scène d'un air intrigué. Je me demandais comment les gars faisaient pour être aussi passionnés par des bouts de papiers qu'on trouve dans des paquets de grenouille vivante en chocolat. Enfin, c'est un sortilège qui donne au chocolat la forme vivante de la grenouille, mais bon, on s'en tape. C'est quand même manger quelque chose qui...bouge. Je n'ai jamais goûté aux Chocogrenouilles, mais je sais que Rodi et Absolute raffollent de ça!

Je portai mon attention aussitôt sur mon balais, Estorlia, qui était resté ici, dans le cabinet et je remarquai quelque chose qui mit mon coeur en ébulition mauvaise : la manche du balais était écorchée, et un papier y était attaché avec une ficelle. Je soupirai dangereusement et cela éveilla Absolute, tandis que Roderick et Ron étaient silencieux. Je leur fis un adorable et faux sourire et je dépliai le papier en grimaçant. Par le caleçon de Merlin...

S'lut p'tite soeur.

J'ai utilisé ton balais pour faire le ménage dans le maison, alors que tu étais partie faire un tour à ton gourvernement de sorciers avec papa. Par accident, j'ai échappé un couteau dessus et il s'est écorché. Mais bon, ça ne doit pas être trop grave un balais écorché, non?

Enfin. Passes une année ensorcellée, ma chère petite sorcière.

De toute mon affection, Jimmy.


Le papier fut immédiatement froissé, tandis que ma respiration était bruyante. Ce Jimmy était tellement immature! Par contre, il ne savait pas qu'une écorchure se réparait grâce à un sortilège. Je sortis aussitôt ma baguette magique, fait en bois de Sureau de 29, 3 centimètres, au coeur de crins de licorne et je murmurai aussitôt 'Reparo' et le balais retrouva son allure neuve. En voyant le regard intrigué des trois autres sorciers, j'eus un autre plus grand sourire.

- Oh, juste le frérot Cracmol qui voulait jouer un tout à sa petite soeur sorcière...grommelai-je d'une voix ironique.
- Tu as un frère Cracmol? demanda Ron, stupéfait.

Par contre, avant que j'aie eu le temps de répondre, la porte du cabinet s'ouvrit et Luna y apparut, vêtue d'une longue robe noire de sorcière, avec le symbole bleu de Serdaigle gravé dessus. Elle nous regarda chacun notre tour d'un air rêveur et son regard bleu s'arrêta sur Ron.

- Il faudra vous changer. Nous arrivons bientôt. déclara-t-elle d'une voix absente. Bonjour, Ronald.

Ce dernier lui fit un signe de la main incertain et je sursautai aussitôt. Nous arrivons bientôt à Poudlard? Est-ce que je m'étais endormie lorsque j'étais en train de penser? Par la Barbe de Merlin! Ce voyage s'est fait très rapidement! Je ressentis l'excitation remonter en moi : Poudlard, nous voilà!
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# Posté le jeudi 06 août 2009 21:18

Sixième Année Époustoufflante - Chapitre 3

Sixième Année Époustoufflante - Chapitre 3
Chapitre 3 : Le début d'une sixième année

La fabuleuse et légendaire école de sorcellerie de Poudlard se présentait plus loin. On la reconnaissait facilement avec son allure de château vieux de mille ans. Un endroit si ancien, mais tellement magique. Je sentis des papillons dans mon ventre, une normale sensation qu'on vit lorsqu'on voit un garçon qu'on aime. Donc, au fond, moi, le grand amour de ma vie, c'est Poudlard! Sérieusement, maintenant, je n'aimais plus les vacances d'été avec mon abominable frère Cracmol et j'avais juste hâte de me retrouver dans cet endroit magique auquel j'appartiens.

On avait descendu du Poudlard Express et, aussitôt, Ron poussa un cri et il s'approcha aussitôt d'Harry et Hermione, qui venaient de quitter le long train rouge. Les doutes du rouquin étaient donc vrais : Harry était bel et bien resté avec Hermione alors qu'il demandait une certaine solitude, ce qui me fit ricaner intérieurement. Peut-être que Potter pensait que Weasley était de mauvaise compagnie? Personnellement, après un voyage avec lui dans notre cabinet, je dois dire que oui, que Ron était ennuyant pendant le trajet : il s'achetait des tas de friandises et les dévorait, en parlant de Quidditch. Par contre, Roderick semblait avoir apprécié sa compagnie.

- Harry, Hermione! Vous étiez ensemble sans moi? demanda-t-il d'une voix brisée, comme s'ils leur auraient caché l'un des plus grands secrets.
- On s'est...croisés, lorsque le train s'est arrêté. répondit Harry d'une voix un peu tremblante, ce qui voulait clairement dire qu'il mentait.
- Tu as eu des nouvelles cartes de Chocogrenouille, Ronald? s'empressa de demander Hermione.

Dans son visage, je pouvais voir que ce sujet l'importait peu, mais c'était assez pour que Ron cesse de poser des questions, afin de parler de sa nouvelle carte que Roderick lui a échangé. J'eus un sourire en coin et on grimpa dans une chariole, qui allait nous mener à Poudlard sans être tirées par quoique ce soit. Enfin, si, par des créatures magiques dénommées Sombrale. On a eu un cours sur eux l'année dernière dans le cours des Soins aux Créatures Magiques, et on dit que seuls ceux qui ont vu la mort peuvent les voir. Absolute peut les voir, elle et elle émit un rire, tandis que la chariole restait immobile.

- Les Sombrals sont bizarres comme créatures, mais elles sont fascinantes dans un sens. expliqua-t-elle en regardant Roderick et moi, chacun notre tour. Je me demande bien pourquoi il faut voir la mort pour voir des créatures aussi innocentes?
- T'as qu'à demander à professeur Hagrid. déclarai-je en regardant le vide devant notre chariole, me demandant bien comment étaient les Sombrals.
- Qui as-tu vu mourir, Abso? questionna Roderick d'une voix concernée.
- Mon ancien chien. expliqua-t-elle en souriant. Il a mangé un bonbon et s'est étouffé avec.
- Oh...Je suis désolé...murmura-t-il.
- C'est pas grave. s'empressa-t-elle d'ajouter, toujours rayonnante. Il ne faisait que japer, et je passais mon temps à le botter. Mes frères l'aimaient bien, mais moi, pas du tout! Je préfère de loin mon dragon barbu et ma colombe.

En entendant le mot 'japer', je grimaçai. Je venais de me rappeler du chien de notre voisin qui japait à longeur de journée. Le voisin était un ami de mon père, donc il sortait souvent pour aller lui demander de faire taire son chien. James Wilson est son nom. Comme mon père, c'est un Auror, et ils passent beaucoup de temps ensemble, à discuter de leur boulot. En pensant à eux, je me rappelai que Voldemort était en liberté. Je me demande s'il osera venir à Poudlard cette année? Après tout, il était au Ministère de la Magie, en juin dernier, d'après Harry Potter. Enfin, en pensant à mes pensées, j'entendis Roderick pousser un cri, mélangé d'un grognement déçu.

- Botter un chien? répéta-t-il en haussant les sourcils. Abso!...S'il jape, c'est parce c'est son instinct!
- Et toi, tu cris toujours quand tu vois une mouche passer de la fenêtre du voisin? demanda-t-elle en paraissant embêtée, en se mémorant sûrement du chien japeur.
- Euh...Non? fit Roderick d'un air incertain, avec des yeux ronds. ...Il japait vraiment après les mouches du voisin?
- Oui oui! répondit ma meilleure amie en hochant vivement la tête et je portai mon attention sur elle. Et quand y'a de la poussière, c'est pire...
- Moi, mon chien, il jappe quand il voit un balais. expliquai-je avec un ton sarcastique dans ma voix. Et il veut toujours mordre ma valise de Poudlard ET il devient fou quand il voit mon père faire la vaisselle, vous voyez?

Cela ne prit pas de temps pour que Absolute et Roderick saisirent ma blague et ils commencèrent à rire, tandis que j'affichai un air satisfait. Oh oui, je me permettais bien de critiquer Jimmy ici. Après tout, même un chien serait plus tranquille que lui! Et je ne mens pas quand je dis qu'il devient fou quand mon père fait la vaisselle sans même toucher aux assiettes...!

Bientôt, la chariole commença à rouler en direction de Poudlard, en suivant d'autres charioles et je souris en regardant l'océan qui coulait doucement près de l'école. J'aperçus des petits canots flotter sur l'eau, tout en se dirigeant lentement vers l'école de sorcellerie. Absolute et Roderick observaient l'océan eux aussi et ils sourirent.

- Je me souviens encore de ma lettre m'annonçant que j'irais à Poudlard. expliqua Absolute d'un ton rêveur. Et quand j'ai monté sur ce petit canot et quand nous étions arrivés dans la Grande Salle. Et, surtout, je me souviens du Choixpeau magique sur ma tête!
- Il avait mis du temps à décider ta maison, hum? questionnai-je d'une voix amusée, tandis que Roderick nous écoutait avec grande attention.
- Toi aussi, il en avait mis du temps! se défendit Absolute, mais elle émit un rire. Il hésitait s'il devait m'envoyer à Poufsouffle ou à Serdaigle. Mais, finalement, il m'a envoyé à Serdaigle car, même si je me suis pas spécialement douée en cours, j'adore apprendre! Enfin, apprendre dans les cours qui m'intéressent, comme les cours de Défense contre les Forces du mal!
- Moi, il a failli m'envoyer à Serdaigle. expliquai-je en me souvenant de l'effet qu'on a avec ce chapeau sur la tête. Juste parce que j'aimais apprendre, mais il a dit que j'étais trop...Serpentard pour me rendre à Serdaigle!

Roderick émit aussitôt un rire, se rappelant sûrement, lui aussi, de son arrivée à Poudlard. En fait, comme ma mère l'avait dit avant notre départ, Roderick était un importé qui arrivait tout droit de l'institut de Durmstrang, une autre école de sorcellerie quelque part dans le nord. Il a été transféré à Poudlard en troisième année, donc il a dû passé en même temps que les premières années pour se faire coiffer du Choixpeau magique, qui l'a tout de suite placé à Gryffondor.

- Moi, il n'a pas hésité du tout. expliqua-t-il en nous regardant. C'était tout de suite à Gryffondor, puisque, depuis toujours, mes ancêtres y sont toujours allés.
- Un peu comme la famille Weasley. remarqua Absolute en souriant. On dit qu'ils étaient toujours à Gryffondor!
- Moi, je suis la première dans mon arbre généalogique à être à Serpentard. expliquai-je d'une voix basse, tandis que mes cheveux prirent un teint un peu bleu. Mes parents, en particulier ma mère, n'étaient pas très contents quand ils ont appris ça.

Mes deux amis me regardèrent sans rien dire, mais me demandèrent, avec leurs yeux concernés, de continuer, ce que je fis aussitôt.

- Mon père était de Poufsouffle, et ma mère de Gryffondor. continuai-je en revoyant les visages de mes parents dans mes pensées. Et, chez mes grand-parents, ils faisaient tous partis de ces deux maisons. Chez Poufsouffle, les gens sont égaux, traitent tous les gens de la même façon, soit avec respect, tandis qu'à Gryffondor...Bah, vous le savez : le courage, le caractère hardi, etc. Tandis que, chez Serpentard, les gens ont une mauvaise réputation et, en plus, ma mère a souvent été victime d'intimidation par des Serpentard. Mon père aussi, d'ailleurs, donc ils ont, si on veut, un peu peur que je devienne égoïste et méchante.

Je les vis aussitôt hausser leurs sourcils en même temps, comme s'ils étaient étonnés et je savais bien à quoi ils pensaient. Lorsque je me retrouvais devant une personne que je n'aimais pas, je le disais. Lorsque quelqu'un m'énervait, je le disais. À haute-voix, sans rien cacher. Absolute et Roderick appellent ça de la méchanceté, alors que moi, j'appelle ça de l'honnêteté. Mais bon, ils ne mentionnèrent rien : on a déjà eu plusieurs discutions à ce sujet. Finalement, pour briser le silence, Absolute toussota et elle réussit à obtenir notre attention.

- Moi, du côté de mon père, les gens étaient à Serdaigle. expliqua-t-elle dans un petit rire nerveux. Mais pas mon père. Mon père est un malheureux Moldu.
- Un Cracmol...soufflai-je en regardant mes pieds.
- Oui. affirma-t-elle, mais elle eut un sourire. Mais il n'est pas mécontent de moi, bien au contraire. Il aime ça quand je lui parle de la magie. Même s'il est un Cracmol, papa est passionné par la magie et il est fier que je sois une sorcière! Ma mère, elle, était à Serpentard, par contre. Elle aimait bien jouer des mauvais coups et désobéir aux règles. Mais, je crois que je ressemble plus à mon père!

On hocha tous la tête et, bientôt, Poudlard fut plus proche dans notre champ de vision et je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine. Le château de rêve se montrait encore plus beau que jamais et ça me faisait toujours le même effet quand je le voyais : cette affectueuse chaleur qui brûlait dans mon coeur. Oui, je devrai dire ça à Pansy Parkinson : je ne suis pas amoureuse des garçons, mais je suis amoureuse de notre école de sorcellerie.

Les carioles s'arrêtèrent près de l'entrée principale de Poudlard et on descendit aussitôt, afin qu'on puisse pénétrer à l'intérieur de notre école, mais aussi de notre maison. Les murs vieux et beiges, décorés de portraits vivants, m'avaient horriblement manqué. Les portraits représentaient souvent des anciens professeurs décédés ou alors, que de simples animaux qui vivaient paisiblement dans leur cadre de nature. Soudain, un fantôme passa à côté de nous et, pour nous saluer, il pencha sa tête sur le côté et celle-ci s'arracha sous le coup. Malgré mes cinq ans passés à Poudlard, je ne m'habituais pas à l'horreur du cou de Nick-Quasi-Sans-Tête. Roderick, par contre, leva sa main pour saluer le fantôme de sa maison.

- Salut, Nick! salua-t-il en souriant grandement et frappa la main transparante du fantôme, qui fronça ses sourcils gris.
- Nom de nom, monsieur Roderick! s'exclama-t-il en le suivant du regard. Combien de fois devrais-je vous dire qu'il faut m'appeler 'Sir Nicholas'?

Roderick ne lui répondit pas, mais étouffa un rire, tandis que Nick-Quasi-Sans-Tête saluait les autres élèves, en penchant toujours sa tête qui s'arrachait à chaque fois et créait toujours des cris d'effroi chez les élèves, surtout les filles. Après une petite marche, on tourna à gauche et on arriva dans la fameuse Grande Salle : le fabuleux endroit où on prenait nos déjeuners et dîners. L'endroit était énorme : le plafond, qui dévoilait le ciel via un sortilège, était très haut, tandis que des chandelles flottaient dans les airs, illuminant l'endroit. Quatre longues tables en horrizontale et placées l'une à côté de l'autre prenaient la plus grande partie de la salle et, sur un planché plus haut d'une ou deux marches, une table en verticale conçue spécialement pour les professeurs se trouvait là, accompagnée d'une chaise au dossier haut en or : la fabuleuse chaise du directeur de l'école. Plusieurs élèves étaient déjà arrivés et je souris à Absolute et à Roderick : on devait se séparer, à présent, puisque chaque table était conçue pour chaque maison, donc je devais m'asseoir à la table des Serpentard, alors qu'Absolute allait à celle de Serdaigle et Roderick, à celle de Gryffondor. On se fit tous un bref signe de main et on se sépara aussitôt. Je vis aussitôt Draco Malefoy assis avec Raphaël et je décidai de me joindre à eux. Ils étaient tous deux en train de discuter profondément, en gardant leurs regards posés sur la table des professeurs, qui était déjà pas mal occupée.

- ...J'espère que ce gros truc ne sera pas le professeur des Défenses contre les Forces du Mal. commenta Draco en plissant ses yeux gris. On aurait dit un mélange d'Ombrage et de Lockhart : un ballon avec un gros sourire idiot.

Interloquée, je tournai mon regard en direction de la table des professeurs et j'aperçus le 'ballon avec un gros sourire idiot', qui était nouveau, on dirait, puisqu'il ne me disait rien. C'était un homme aux cheveux gris, coiffés par en arrière et sa taille était assez forte, tandis qu'un brillant sourire illuminait son visage plissé par plusieurs endroits. Il portait une robe vert forêt. Raphaël se pencha alors afin de mieux le dévisager et il haussa les sourcils, en gardant tout de même son air fatigué naturel.

- Ouais...répondit-il dans presque un murmure. Par contre, j'espère qu'il ne sera pas comme Ombrage...Passer l'année entière à lire en silence, c'était ennuyant...
- Oui, tu as raison, Asuka. affirma Draco d'un ton narquois. Mais, pour compenser, elle donnait des retenues à ce Potter. Ça, c'était marrant. Il pétait des crises à tous les cours!
- On aurait dit qu'il était en pleine crise d'ado...commenta Raphaël en observant la table des Gryffondors. Quoique, tout le monde croyait qu'il était fou pendant longtemps...Enfin, même s'il était un peu trop révolté dans les cours d'Ombrage, je le croyais, moi...
- Tu le croyais quand Tu-Sais-Qui était revenu, toi? demanda Draco en ayant un air presque de dégoût.
- Mon père est Auror...murmura-t-il en le regardant d'un air sérieux. Les Mangemorts étaient plus actifs depuis bientôt deux ans, donc j'ai tout de suite fait le lien entre les Mangemorts excités et Tu-Sais-Qui...

Draco hocha la tête d'un air incertain, comme s'il ne prêtait pas attention aux propos de Raphaël, ou soit qu'il ne le croyait guère. Par contre, il se sentait sûrement observé, car il venait de lever sa tête vivement vers moi et je lui souris, en croisant mes bras sur la table.

- En parlant de Tu-Sais-Qui. commençai-je en regardant la table des professeurs. Tu crois qu'il viendra à Poudlard?
- Non, sûrement pas. répondit-il tout de suite. Je ne verrais pas comment il rentrerait. Après tout, on ne peut pas faire du Transplanage, ici, à l'école et je ne le verrais pas entrer tout bonnement dans l'école par la porte principale.

Je ne l'écoutais plus vraiment, car mon attention venait de se poser sur un professeur en particulier, qui était détesté d'à peu près tout le monde, sauf les Serpentard : Severus Rogue. Avec ses cheveux graisseux et noirs qui étaient assez longs pour lui tomber près du cou et ses yeux de la même couleur, ainsi que ses vêtements, professeur Rogue repoussait un peu tout le monde. Avec son allure, on pourrait presque croire qu'il est soit un Mangemort, soit un pur gothique. C'est notre professeur de potion, mon cours préféré. Je le vis aussitôt poser mon regard sur moi, comme par hasard, et je lui fis un signe de main, ce qui l'obligea à regarder ailleurs, en disant quelque chose que je ne comprenais pas, étant donné qu'il était loin. Raphaël et Draco me regardèrent d'un air surpris et je leur rendis le regard ébranlé, en haussant les épaules.

- Bah quoi? fis-je.
- Bien...fit Raphaël en haussant un sourcil. Personne ne fait des coucous de la main à Rogue...Il ne sait pas sourire, ce type...
- Et toi? Tu sais sourire? demandai-je en penchant ma tête sur le côté, interloquée.

Draco m'appuya en hochant la tête et il observa Raphaël d'un oeil critique. Celui-ci ne fit que plisser ses yeux, en nous regardant chacun notre tour.

- Vous saurez que je suis le garçon le plus heureux du monde...murmura-t-il d'un ton indifférent. C'est juste que je ne le montre pas.
- Trop timide, peut-être? questionnai-je d'une voix amusée, tandis que j'appuyai mon doigt contre son bras, le retirai et je remis aussitôt de la pression dessus -J'adorais embêter les gens en les 'pokant' comme ça-.
- ...Vous vous connaissez depuis longtemps, hein? questionna Draco en nous regardant tous les deux avec une petite voix provocative, comme s'il aurait peur d'être oublié dans notre 'conversation'.

Je laissai échapper un rire et, avec mon index, je lui donnai une tappe sur le nez. Se sentant soudainement provoqué, Draco voulut me faire le même geste, mais, pour me défendre, Raphaël lui donna un petit coup de poing sur l'épaule et, bientôt, on fut tous les trois pris d'une bataille ridicule à se donner des tapes soit sur le visage, sur les bras ou sur le vide, bien souvent. Pansy Parkinson nous regardait bizarrement et je pouvais bien la comprendre : on avait l'air à des gosses de cinq ans qui se chamaillent et se battent inutilement à la garderie.

À la table de Gryffondor, Roderick s'était assis pas très loin de Ron, tandis qu'il contemplait deux chaises vides du regard, l'air perdu et il accota ses coudes sur la table, afin de laisser tomber son bas de visage dans ses mains.

- Ça va être vide cette année, sans Fred et George...grommela-t-il.
- Ouais, t'as raison. approuva Ron en posant son regard sur les deux chaises vides, lui aussi. Mais, au moins, ils s'occupent d'un magasin de Farces et Attrapes : leur rêve est réalisé et c'est bien pour eux.

Par contre, en l'espace de quelques secondes, les deux places furent occupées par deux filles, qui n'étaient nulle autre que Absolute et Luna, toutes les deux portant l'uniforme de Serdaigle, avec leur emblème de la maison et leur cravate bleues. Ron déglutit aussitôt avec difficulté en voyant Luna, sûrement intimidé par son regard fixe qu'elle lui faisait, tandis que Roderick parut surpris de les voir arriver là.

- Vous n'êtes pas censées rester à votre table? demanda-t-il, son attention portée sur Absolute, qui secoua sa tête, souriante.
- La Grande Salle n'est pas encore remplie au complet, donc il nous reste un peu de temps avant que notre année à Poudlard commence officiellement! expliqua-t-elle, joyeuse. Je me demande bien qui est ce nouveau professeur?
- J'ai hâte de manger du pudding. dit inutilement Luna en fixant toujours Ron comme si sa vie en dépendrait.

Harry, ayant entendu la question d'Absolute, tourna sa tête vers elle, abandonnant ainsi un garçon avec qui il était en train de discuter et il se pencha légèrement pour pouvoir mieux voir la Serdaigle.

- Je l'ai vu avant de me rendre au Chemin de Traverse. expliqua-t-il en regardant même l'homme à la robe verte à la table des professeurs. Professeur Horace Slughorn. Il sera notre professeur de potions, cette année.
- Qui sera notre professeur de Défense contre les Forces du Mal, alors? s'empressa de demander Absolute, paniquée. Pas Ombrage, par pitié!
- Ne t'inquiète pas. s'empressa de rassurer Roderick, souriant. Dumbledore a bien jeté cette vieille harpie dehors!
- Que Dieu soit loué...soupira-t-elle, soulagée, mais elle parut intriguée. Mais que fera Rogue, lui, si le poste des potions est comblé par Slughorn?
- Il sera le concierge avec Rusard. répondit Roderick, tandis que ses lèvres créèrent un large sourire. Il apprendra peut-être à se laver lui-même s'il lave les toilettes?

Un éclat de rire résonna dans la table des Gryffondor site à l'excellente blague de l'ancien élève de Durmstang. Or, le silence revint aussitôt quand les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, afin de monter une foule de jeunes élèves aux robes noires. Absolute et Luna étouffèrent aussitôt une exclamation et elles s'empressèrent de retourner à la table de Serdaigle, après avoir salué les Gryffondor.

Le directeur de notre école se leva alors debout, en écartant chalereusement les bras et il afficha un honnête sourire sur son visage ridé avec les années. Il s'avança jusqu'à un poteau, qui s'arrêta près de ses épaules, avec un hibou en or au bout, et il observa les jeunes visages des nouveaux étudiants de Poudlard, qui étaient tous très tendus, ce qui me fit sourire. Je devinais bien qu'une large partie d'entres eux étaient stressés à l'idée de porter le Choixpeau magique, qui était confortablement installé sur une chaise-haute sans dossier. Dumbledore, le directeur, toussa aussitôt, afin de gagner le silence de la Salle. Très vieux, Dumbledore avait une longue chevelure lisse d'une couleur blanche et argenté, tandis que sa longue barbe était de la même couleur. Il portait une longue robe rouge, tandis qu'une paire de lunettes en demi-lune se trouvait sur son nez crochu. Je souris en le regardant. Dumbledore était un homme bon et chaleureux. Quand j'étais arrivée ici, en première année, je me disais que Dumbledore était comme le père Noël par sa bonté et ses cheveux pâles.

- À ceux qui franchissent ces portes pour la première fois, je vous souhaite la bienvenue à l'école de sorcellerie de Poudlard! déclara-t-il d'une voix attentionnée. Et, aux anciens, je dis : Bon retour parmi nous! Le temps de mes discours n'est pas encore venu, et c'est pour ça que je vais laisser la Directrice-Adjointe, le professeur McGonagall, repartir les nouveaux dans l'une de nos quatre maisons. Nous avons la maison de Poufsouffle, la maison de Serdaigle, la maison de Gryffondor et enfin, la maison de Serpentard. Dans votre maison, vous vous trouverez des amis, et même une nouvelle famille. Chaque maison possède son Directeur qui s'occupera de vous et répondra à vos questions en tout temps. Pour la maison de Poufsouffle, il s'agit du professeur Chourave. -Cette dernière se leva et fit un signe de main, sous les applaudissement des élèves- Pour les Serdaigle, vous avez le professeur Flitwick. -Celui-ci se leva sur sa chaise pour saluer la salle, sous des applaudissements chaleureux- Pour Gryffondor, professuer McGonagall sera votre directrice. -Elle se leva et fit un bref hochement de tête, sous les applaudissements de la table de Gryffondor- Et pour Serpentard, il s'agit du professeur Rogue. -Ce dernier se leva aussitôt debout et ne fit rien, tandis que notre table se mit à applaudir, et mon inclus-. Bien, sans plus vous faire attendre, je vais laisser le professeur McGonagall vous distribuer à vos maisons respectives.

Il alla aussitôt se rassoir, sous les applaudissements chaleureux des élèves, tandis que le professeur McGonagall, une vieille femme aux lèvres pincées et aux cheveux remontés en un chignon, se leva debout, avec la liste des nouveaux élèves de notre école. Elle s'avança aussitôt, dans un lourd silence de la Grande Salle, vers le vieux chapeau usé qui était toujours abandonné sur la chaise sans dossier. Déroulant le long parchemin, elle toussota et parcourut la liste avec ses lunettes carrés.

- Lorsque je nommerai votre nom, vous n'aurez qu'à vous avancer pour que je puisse déposer le Choixpeau magique, qui décidera dans quelle maison vous allez, sur votre tête. expliqua-t-elle d'une voix stricte. Alysha Lambordaise.

Une jeune fille à la longue chevelure de couleur caramel s'avança, en tremblant, vers le banc, maintenant libéré par le Choixpeau magique, qui se trouvait dans la main de McGonagall. À peine que la dénommée Alysha fut assise que le vieux chapeau se retrouva sur sa tête. En l'espace de quelques secondes, ce dernier s'écria, avec deux plis qui lui donnait une forme de bouche :

- Gryffondor! s'écria-t-il d'une voix forte.

Soulagée et sous les applaudissements des Gryffondor, Alysha descendit rapidement la marche et elle alla rejoindre la table de sa nouvelle maison, après que McGonagall lui eut retiré le chapeau de sa tête. J'aimais ça voir les jeunes autant stresser pour connaître leur nouvelle demeure. C'était marrant.

- Larme Curtiss!

Une jeune fille démontrant un calme exceptionnel s'avança vers le banc et s'y assoit sans rien dire. À peine que le Choixpeau magique frôla sa longue chevelure blonde qu'il s'écria tout de suite :

- Serdaigle!

Comme elle semblait s'y attendre, la dénommée Larme descendit vers la table de Serdaigle, sous les applaudissement de ces derniers et elle s'y assoit, tandis que plusieurs d'entres eux la félicitèrent.

- Serge Grandieu!

Un bambin à la fière allure s'avança fièrement vers le banc et il s'y assoit, en croisant ses bras et il ferma ses yeux, démontrant une estime de soi excessive.

- Je serai sûrement à Serdaigle : je suis tellement intelligent. déclara-t-il à lui-même, mais il avait tellement parlé fort qu'on pouvait tous l'entendre.
- Hum?! s'exclama le Choixpeau magique, maintenant déposé sur sa tête. Qu'est-ce qu'un Moldu fait ici?!

Aussitôt qu'il eut crié ça, le dénommé Serge Grandieu desendit du banc en courant et il fut aussitôt poursuivit par Rogue et Chourave, qui lui prirent respectivement chacun un bras. Rogue lui lançait un regard à glacer le sang, tandis que Chourave lui faisait un chaleureux sourire.

- Mon garçon, nous allons te renvoyer chez tes parents après t'avoir fait oublié toute cette histoire de magie, hum? dit-elle d'une voix sonore.
- Mais! s'exclama le bambin fier en se débattant. Ma voisine a deux parents non-magiciens et elle, elle est magicienne!
- Magicien? répéta lentement Rogue d'une voix dégoûtée. Quel nom ridicule. Et cette fille est une Né-Moldu : une sorcière, et non magicien, tiens-je à spécifier, née de deux parents non-sorciers, et non magiciens, spécifiai-je encore.
- C'EST PAS JUSTE! s'écria-t-il en se débattant encore plus férocement. JE VEUX L'AVOCAT DE MA MAMAN! IL SAURA ME DÉFENDRE.
- C'est quoi, un avocat? demanda Chourave d'un air innocent.
- Aucune idée...souffla Rogue en donnant un coup de baguette en direction de Serge, qui s'immobilisa aussitôt.

Tous trois quittèrent aussitôt la Grande Salle, qui était maintenant pire que silencieuse, malgré les quelques rires qui s'élevaient des tables et, encore une fois, j'en faisais partie. J'avais levé ma main à ma bouche pour ne pas me faire entendre, mais je ne pouvais m'empêcher d'imaginer Jimmy se faire jeter dehors à coups de pied dans le cul comme ça! Dumbledore, lui, souriait sainement, tandis que McGonagall clignait des yeux, ne comprenant pas ce qui se passait.

- Ça arrive, quelques fois, les quelques erreurs de la nature. expliqua le Directeur d'une voix enchantée. Un hibou a dû se tromper de maison...!
- Non, mais attendez là?! s'exclama une femme en se levant subitement de la table des professeurs, stupéfaite. Professeur Rogue vient-il de jeter un sortilège à un Moldu?!
- En effet. répondit tout bonnement Dumbledore.
- C'est absurde! s'exclama-t-elle, visiblement trop expressive, on dirait. Les Moldus sont égaux à nous, les sorciers! Nous n'avons pas le droit de leur faire du mal sans leur autorisation!

Ça, c'était Charity Burbage, la bizarre professeur de l'Étude des Moldus. Elle se rassoit aussitôt après un gentil regard de Dumbledore, tandis que McGonagall sursauta en voyant le long parchemin dans sa main, comme si elle avait oublié sa présence pendant quelques instants.

- Carliann Forlestige! appela-t-elle.

Celui-ci fut envoyé à la maison des Serpentards, donc nous l'applaudissons et l'accueillons bien quand il fut installé près de nous, visiblement heureux d'être ici, lui aussi. C'était un garçon aux cheveux bruns un peu longs, un peu au-dessus des épaules, et au regard jaune. Il était mignon! Si j'écoutais ma tête, je le comparerais à un chat...Ah non, c'est déjà fait, aha!

Après une bonne demi-heure à repartir chaque nouveau étudiant à leur maison et d'applaudissement, Dumbledore se releva debout, l'air toujours aussi heureux et il écarta de nouveau ses bras.

- Bien. Maintenant que nos nouveaux sorciers sont placés dans leur nouvelle maison, je vous invitrerais à souper, avant que je me lance dans les discours longs! déclara-t-il, tandis que quelques rires s'élevèrent. Sur ce, bon appétit!

Comme par magie, nos tables, vides jusqu'à maintenant, se remplirent d'assiettes remplies de repas divers et je sentis mon ventre grogner de passion en sentant la délicieuse odeur du poulet rôti qui se trouvait juste devant moi. Soudainement, je sentis un filet de bave couler sur le coin de ma bouche et, alors que je partais pour prendre une cuisse, cette dernière se fit voler par un goinfre, qui ne se trouvait pas très loin. En voyant son corps massif et ces petits yeux coincés dans ses joues, je sentis mon regard s'agrandir : ce type était identique à Crabbe! Vu mon expression stupéfait, Draco et Raphaël me regardèrent et Raph se pencha un peu vers moi.

- Tu ne le savais pas? Crabbe a un frère jumeau...

Décidément, c'était la Xième déclaration choc dans cette journée.

À la table de Serdaigle, Absolute venait de s'emparer d'une assiette contenant un steak accompagné de pomme de terre, tandis que Luna avait une soupe aux champignons devant elle qu'elle savourait du regard. Non loin d'elles se trouvait la nouvelle Serdaigle, Larme Curtiss, qui regardait toujours, avec les autres nouveaux Serdaigle, la nourriture d'un air stupéfait, tandis qu'un groupe d'amies de Serdaigle discutait à voix haute et forte. Absolute, intriguée avec Luna, écoutait leur conversation, qui était surtout animée par une chinoise aux cheveux lustreux noirs : Cho Chang, une élève de septième année, qui semblait être dans tout un état de choc.

- Mais, je ne sais pas trop...dit-elle d'une voix anxieuse qu'on entend généralement dans les feuilletons d'amour. Mais, même si j'ai rompu avec Harry, j'ai envi de reprendre avec lui, vous voyez? Il a affronté Vous-Savez-Qui, encore et donc, je crois que je l'aime encore, au fond. Il est tellement exceptionnel...
- Peut-être devrais-tu essayé un philtre d'amour sur lui, Cho? proposa une fille aux cheveux bouclés. Ou tu en n'auras peut-être pas besoin, tu sais? Harry te veut depuis sa quatrième année. On oublie jamais son premier penchant pour quelqu'un.
- Oh, Maurietta, tu as trop raison! s'exclama-t-elle en levant ses mains à sa bouche. Oh, Harry. Il faudrait vraiment que je lui reparle. Si je me souviens bien, il est resté célibataire depuis que j'ai rompu!
- Et il ne s'est pas trouvé d'autre copaine! ajouta une autre amie de la Chinoise. Donc, ça veut dire qu'il t'aime encore!

Des rires aigues sortirent de leur bouche, visiblement toutes excitées à propos de leur plan, tandis qu'Absolute les regarda de travers, alors que Luna semblait toujours indifférente : elle était en train de prendre une bouchée de sa soupe aux champignons, souriante.

- Harry Potter est très célèbre chez les filles. expliqua-t-elle en regardant Absolute, qui reporta son attention sur elle. C'est vrai qu'il est mignon, mais je crois qu'en fait, il est un peu maladroit avec les filles.
- Comment sais-tu ça? questionna cette dernière en penchant sa tête sur le côté, interloquée.
- Oh, parce que Cho se plaignait de lui, l'année dernière. raconta Luna d'une voix basse. Car, lorsqu'elle pleurait, Harry Potter ne faisait que lui donner des petites tapes dans le dos, alors qu'elle s'attendait à ce qu'il l'enlace en lui murmurant des mots d'amour.

Absolute haussa ses sourcils et elle regarda Cho pendant quelques instants, avec un air dégoûté. Ces pimbêches voulaient toujours tout avoir. Le pauvre Harry ne devait pas savoir comment s'y prendre avec les filles : lui, il sait surtout comment s'y prendre avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas. Un soupir s'échappa de ses lèvres, tandis qu'elle se demandait qu'est-ce qu'une pimbêche faisait à sa table, mais elle décida de poser son attention sur la nouvelle Serdaigle : Larme Curtiss, qui avait enfin prit une assiette de pâtes. Absolute sourit, et Luna en fit de même.

- Alors, tu t'y plaies à Poudlard, jusqu'à maintenant? questionna Absolute, souriante.
- Oui. répondit la nouvelle étudiante blonde en hochant la tête. Je ne comprenais pas ma lettre et j'avais peur que ce soit une erreur.
- Pourquoi? demanda Luna d'une voix lunatique.
- Car, mon père et ma mère ne sont pas sorciers, eux. expliqua-t-elle en prenant une bouchée de pâte. Donc, j'avais peur que ce soit une erreur, mais on dirait que je suis belle et bien une sorcière, puisque le Choixpeau magique ne m'a pas jeté dehors.
- Ouiiiii! s'exclama l'aînée des trois en regardant le banc où se trouvait le Choixpeau magique. C'était la première fois que je voyais un non-sorcier mettre les pieds ici!

D'ailleurs, professeur Rogue et Chourave étaient revenus et dégustaient leur souper, eux aussi. Larme semblait soulagée de voir deux filles lui parler, donc elle continua de discuter avec elles, joyeuse et cela faisait vraiment plaisir à Absolute. C'était toujours amusant de se faire des nouveaux amis, et cette jeune sorcière était très gentille!

À la table de Gryffondor, les sorciers y mangèrent avec passion et joie. Deux cuisses de poulet étaient coincées dans chaque main de Ron Weasley, tandis qu'il prenait une bouchée d'une cuisse et une bouchée de l'autre, sous le regard dégoûté d'Hermione et de Roderick, qui n'avait que de simples raviolis dans son assiette, tandis qu'Harry regardait encore tous les plats devant lui, ne sachant pas quoi manger. Finalement, il se laissa tanter par un club sandwich.

- Ron! Hé, si tu manges comme un goinfre comme ça, tu vas prendre du poids! s'exclama Roderick en observant ce dernier d'un oeil critique. Et je te jure, un grand roux avec une grosse bedaine assortie...
- Han, mé don! répondit celui-ci avec la bouche pleine. Che fé du Kouwibiche don' che burvielle mon poua!
- Oh, Ronald, par pitié! ajouta Hermione en se forçant de ne plus le regarder, même s'il était assis face à elle. C'est dégoûtant!
- Mé gé fin. répondit-il d'une voix à la fois innocente et agacée.

Roderick abandonna aussitôt et il étouffa un rire, tandis qu'il s'attaque à sa délicieuse assiette remplie de raviolis. Pendant qu'il mangeait, par contre, il continuait toujours de discuter avec les Gryffondors, avec qui il s'entendait tous très bien.

Bientôt, les plats principaux disparurent afin de laisser place aux desserts et c'est avec bonheur que Luna Lovegood s'attaque à son pudding si chéri, alors qu'Absolute bavait devant tous les gâteaux apparus devant elle. De son côté, Roderick semblait oublier avoir dit à Ron de faire attention à son poids, car, maintenant, une assiette débordante de chocolat se trouvait devant lui et il y croqua de pleine dent. De mon côté, Raphaël venait de faire comme Roderick, soit de s'emparer du chocolat, tandis que je me servis un gâteau décoré de Chantilly et Draco venait de prendre des biscuits. On n'avait plus vraiment reparlé depuis la déclaration choc du frère jumeau de Crabbe, qui était sur le point de manger -la- table. Ça faisait peur.

- Bien, je voudrais remercier nos talentueux cuisiniers pour ce magnifique repas. déclara Dumbledore, alors qu'on venait de terminer nos desserts, tandis que nos tables furent de nouveaux vides. Merci beaucoup, cuisiniers.

Des applaudissements accompagnèrent aussitôt ses paroles. Il leva ses bras, ce qui nous obligea à nous arrêter et cette fois-ci, il parut plus sérieux, ce qui était moins amusant. Notre directeur s'avança aussitôt vers le poteau à la statuette d'hibou et il ouvrit sa bouche, mais la referma aussitôt en regardant les professeurs qui le regardaient silencieusement.

- Ah oui, j'allais presque oublié de vous présenter vos professeurs cette année. déclara-t-il en étouffant un petit rire. Pour votre cours de Métamorphose, je vous présente le professeur McGonagall. -Elle se leva, salua les élèves de la main et on applaudit- Pour votre cours d'astronomie...

Pendant qu'il nommait pour la Xième fois tous ses professeurs, je me penchai vers Draco et Raphaël, en jetant un coup d'oeil à la table des professeurs.

- Franchement, il ne pourrait pas juste ne pas les présenter? demandai-je à voix basse, mon regard posé sur Dumbledore. Les professeurs pourraient se présenter dans leurs classes.
- Bof, il faut bien qu'il les présente lui-même, afin qu'on puisse connaître le nom de cette Charity Burge. murmura Draco d'un ton ironique, en regardant les professeurs aussi. Pff, ''études des Moldus'', quel cours inutile. Y'a rien à apprendre de ces non-sorciers...
- Tu as raison...murmura Raphaël, mais il arrêta aussitôt de parler en regardant Dumbledore.
- Et, finalement, notre professeur contre les Forces du Mal sera professeur Rogue. conclut le directeur en hochant la tête.

Cela eut pour effet d'élever des murmures, mais aussi des applaudissements venant de notre table et même qu'on fit presque un ovation, en poussant des cris de joie pour féliciter notre professeur. Je souris : professeur Rogue a toujours voulu devenir professeur contre les Forces du Mal, alors son rêve était réalisé! C'était super! On se rassoit aussitôt et Dumbledore se lança dans un discours sur les petits règlements de l'école.

À la table de Gryffondor, ce n'était pas du tout la joie. Tous les élèves, sauf ceux de première année qui écoutaient attentivement Dumbledore, s'étaient penchés les uns vers les autres, afin de discuter à voix basse entre eux sur leur nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal. Harry Potter lui-même était celui qui craignait le nouveau poste de Rogue le plus.

- Il aime la magie noire. expliqua-t-il à voix basse et il passa sa main sur son front, exaspéré. Et...c'est un Mangemort.
- Vraiment? s'exclamèrent plusieurs Gryffondor à voix basse, maintenant paniqués par cette déclaration choc.
- Il était là avec Tu-Sais-Qui?...demanda Roderick dans un murmure.
- Non. négligea Harry en secouant sa tête. Mais il a la Marque des Ténèbres sur son bras gauche. Je l'aie vu en quatrième année, par contre. Peut-être un ancien Mangemort, mais les anciens Mangemorts n'existent pas, puisque V...Vous-Savez-Qui tue ceux qui osent lui désobéir.

Des cris et murmures d'effroi s'élevèrent à la table de Gryffondor, mais Dumbledore ne semblait pas l'avoir remarqué, tandis qu'il continuait d'expliquer le règlement de l'école.

- Et vous ne pouvez pas vous rendre dans la forêt Interdite sans la compagnie d'Hagrid. expliqua-t-il. Bien. Maintenant que j'ai tout expliqué le réglement, j'aimerais avoir le silence complet dans la Grande Salle, je vous pris.

Les élèves de Gryffondor se turent aussitôt et je leur lançai un regard accusateur. Aah, ces très chers Gryffondors. Ils ne faisaient que parler pendant que le Directeur parlait. Quoique, quand on regarde bien ça, il y a plusieurs Gryffondors qui désobéisent aux règles, soit. Le regard bleu clair de Dumbledore nous observa alors, tandis que le directeur affichait une mine très sérieuse, presque inquiétante.

- Comme vous le savez. commença-t-il en nous regardant tous. Le Seigneur des Ténèbres, Lord Voldemort, est de nouveau en vie et est encore plus fort qu'avant.

Des cris d'effroi s'élevèrent de nouveau d'un peu partout, tandis que les premières années tremblaient et voulaient quitter la Grande Salle, mais tout le monde se tut aussitôt quand Dumbledore redemanda le silence. Ce dernier hocha gentimentt la tête et continua, avec sa voix toujours aussi sérieuse.

- Donc, il est définitivement interdit de quitter le château après 20h et ça, même pour les septième années. expliqua-t-il de sa voix sage et prudente. Je ne dis pas que Lord Voldemort viendra à Poudlard : bien au contraire. Le professeur Flitwick a installé d'excellents sortilèges de protecteur autour de notre école, donc, ne vous inquiétez pas. S'il y a bien un endroit sécuritaire, après la banque de Gringotts, c'est Poudlard. Et si vous sortez dehors, je vous conseil de ne pas sortir seul. Quand nous sommes plusieurs, nous sommes toujours plus en sécurité. Sur ce, je vous demanderais d'aller à vos dortoirs respectifs et de passer une bonne nuit de sommeil. Vos valises sont déjà à côté de votre lit. Les premières années, suivez les Préfets de votre maison pour vous rendre à votre dortoire. Bonne nuit.

Il fit un agréable signe de la main, tandis que des voix s'élevèrent aussitôt ''Je suis votre Préfet! Suivez-moi, les Serdaigle!'' ''Je suis Malefoy! Draco, Malefoy, et je suis votre préfet! Aller, on me suit!'' En entendant ça, je donnai aussitôt un coup de coude à Draco, qui me regarda d'un air troublé.

- Tu n'es plus préfet, idiot. murmurai-je d'une voix moqueuse.
- Ah, oui, c'est vrai. remarqua-t-il, tandis que les premières années le regardaient d'un air ébloui. Ne me regardez pas comme ça! Je ne suis pas votre préfet!

Ils s'éloignèrent aussitôt d'un geste lent et suivirent leur vrai préfet, un jeune homme en cinquième année. En fait, Draco et Pansy Parkinson étaient les deux préfets de Serpentard, l'année dernière. Mais, même si on est préfet en cinquième année, on ne l'est pas en sixième année, détail que Draco avait oublié. Raphaël se plaça aussitôt à côté de nous, les mains dans les poches de sa robe.

- On y va...? demanda-t-il d'une voix sérieuse.

Avec tout le chocolat qu'il a dans le ventre à présent, je me demandais comment Raphaël faisait pour garder sa mine sérieuse. On suivit aussitôt la foule de Serpentard, afin qu'on puisse descendre dans les cachots, là où se trouvait notre salle commune.

Toujours dans la Grande Salle, Absolute se dirigea vers Roderick, qui venait de se lever debout et elle laissa échapper un soupir, tandis qu'il la regarda d'un air intrigué.

- C'est triste que je ne sois pas à Gryffondor, moi aussi! avoua-t-elle d'une voix déçue. Comme ça, on aurait pus manger plein de chocolat ensemble dans la salle commune!
- Oh, mais tu peux dormir dans mon lit au dortoir des garçons, tu sais? proposa-t-il d'une voix dragueuse.

Absolute rougit aussitôt, mais elle continua tout de même à répondre aux intensions de Roderick, tandis que Luna était à côté d'elle, observant toujours Ron de son regard fixe.

- J'ai eu mon pudding. dit-elle inutilement au rouquin. J'étais contente.
- Ah oui...souffla celui-ci, voulant prendre les jambes à son cou et fuit ce regard fixe.
- D'accord! Tu seras dedans? questionna Absolute d'une voix coquine, malgré ses joues au teint rouge.

Là, ce fut au tour de Roderick de rougir, mais cela n'effaça pas son expression à la fois confiante et dragueuse.

- Oui, bien sûr. répondit-il avec un sourire en coin.
- Génial! fit aussitôt Absolute.

C'était comme s'ils se défieraient à utiliser des thèmes plutôt intimes et qu'ils essayaient de faire craquer l'autre. Ce qui n'arriva pas, puisque Ron s'approcha de l'oreille de Roderick et murmura : ''On y va? Cette Loufoca me fait peur.'' Roderick, visiblement un peu déçu, hocha la tête en direction de son ami, mais il fit un sourire charmeur à Absolute, tandis qu'il commençait à s'éloigner avec le rouquin, en la regardant toujours.

- Dans ce cas, tu sais où est la Grosse Dame, hum? demanda-t-il. Mon lit sera tout à toi, Abso!

Et ils s'éloignèrent. Absolute laissa échapper une expiration, comme si elle aurait cessé de respirer en parlant avec Roderick et Luna la regarda d'un air intrigué, mais toujours aussi absent.

- Tu veux vraiment dormir avec Roderick? demanda-t-elle d'une voix mi-amusée. C'est vrai que ses cheveux ont l'air doux...!
- Pas juste ses cheveux...murmura Absolute pour elle-même, ses yeux noirs brillant.

Elle étouffa un petit rire et, avec Luna et Larme, qui avait perdu le préfet de vue, elle quitta la Grande Salle, afin de se diriger vers la salle commune des Serdaigle, soit dans une tour dans l'aile ouest du château.

Lorsqu'ils arrivèrent devant un portrait représentant une grosse dame, qui était nommée 'Grosse Dame', cette dernière remua dans son cadre et observa les sorciers devant elle.

- Mot de passe? demanda-t-elle d'une voix sonore.
- Éclair de Feu. répondit le préfet qui guidait les Gryffondor.

La Grosse dame aquiesça aussitôt et son portrait s'ouvrit, afin de dévoiler un trou noir derrière lui. Les Gryffondors s'avancèrent aussitôt dans leur belle salle commune aux couleurs jaunes et rouges et Roderick se laissa tomber sur le divan rouge, tandis que Ron se rendit à ses côtés. Harry Potter, lui, était monté directement dans le dortoir des garçons, visiblement épuisé. Ron pencha sa tête et il observa alors Roderick, qui observait le feu qui brûlait dans le foyer.

- Dit, euh...commença le rouquin, interloqué. Comment fais-tu pour rigoler d'une façon aussi...osée, avec Absolute?
- Tu as vu comment on faisait, non? questionna Rodi en haussant un sourcil. On rigolait, comme ça. On le fait souvent, en fait.
- Hermione me tuerait si je parlerais comme toi! avoua Ron en plaçant ses mains sur son front. Elle se fâcherait, toute rouge, et elle me balancerait un sort quelconque qu'on apprend juste en septième année...!

Finalement, on arriva à notre salle commune de Serpentard, dans les cachots, sous le lac près de Poudlard. Je m'avançai dans l'endroit et je souriai. Les murs étaient fait de briques noires, tandis que les décoratons étaient vertes et grises, représentant les couleurs de notre maison. Je vis aussitôt Draco s'avancer vers le divan vert et Raphaël partait pour le suivre, mais je l'arrêtai en agrippant un pan de sa robe. Il se retourna vers moi, intrigué.

- Je vais dans le dortoir, moi. déclarai-je en laissant échapper un bâillement. On se revoit demain?
- Ouais, d'accord...affirma-t-il en hochant la tête. Bonne nuit, Aurore...

Je lui souris et je me dirigeai vers le couloir de gauche, grimpai des escaliers, afin de me retrouver dans la grosse chambre des filles, qui était occupée par plusieurs lits. J'aperçus le mien, qui se trouvait au fond de la chambre : je le reconnus aussitôt quand je vis la cage de ma corneille, Mafia, posée par du lit. Je m'avançai aussitôt vers mon lit aux couvertures vertes et grises et je saluai mon oiseau de nuit. En ouvrant ma valise, je sortis des photos de mes parents que j'accrochai à mon mur, avec des images de quelques sorciers et sorcières que j'appréciais bien et, pour conclure, j'accrochai une photo de Absolute, Raphaël -que j'ai failli mettre sous le sortilège impardonnable d'Imperium pour qu'il puisse rester immobile lors de la photo- et Roderick. Je souris. Même si je désirais fêter mon retour à Poudlard, je décidai sagement de me coucher de bonne heure, étant donné que demain, on commence déjà les cours. Je me changeai aussitôt pour me mettre en pyjamas et je me faufiler en-dessous de mes couvertures, tandis que Mafia me regardait tendrement. Je souris aussitôt et je fermai mes yeux. Enfin, de retour à Poudlard, chez nous. Cela ne me prit pas de temps pour que je puisse m'endormir, afin de rêver à moi en train de chevaucher mon Estorlia, avec un Souafle en dessous de mon bras...

# Posté le vendredi 07 août 2009 11:41